-----------------------------------

Denier de l'Eglise du Cantal 2021

 

Saint-Antoine l'Egyptien - SAINT-ANTOINE

Date du pèlerinage : Jeudi de l'Ascension
Principales dévotions : les enfants en retard pour parler

Saint-Antoine était un ermite égyptien du IVe siècle. Après sa mort en 356, sa dépouille fut transporté à Alexandrie puis à Byzance. En 1070, lors d'une croisade, elle fut remise au croisé Jocelyn, baron du Viennois, à la condition qu'elle reçoive une digne sépulture et qu'un cloître soit bâti auprès de son tombeau. Le corps du saint fut ainsi ramené dans un village du Dauphiné situé près de Vienne, qui prendra plus tard le nom de Saint-Antoine-L'Abbaye. En 1095, à la suite d'une guérison miraculeuse, le pape Urbain II autorisa la création d'un ordre hospitalier, l'ordre de Saint-Antoine de Viennois, qui devait faire preuve de charité envers les pauvres et les malades. L'ordre implanta alors une abbaye à Saint-Antonin-L'Abbaye et des commanderies dans l'Europe entière. Une commanderie était à l'origine un établissement hospitalier ou une maison-forte dans lesquels les voyageurs, les pèlerins et les malades trouvaient gîte, soin et protection. Elle était de plus un relais entre les possessions de l'ordre ainsi qu'une exploitation agricole et relevait directement de l'abbaye-mère.

La commanderie de Saint-Antoine près de Marcolès a été fondée vers 1200 par le baron de Calvinet, jusqu'à son union en 1703 au monastère de Montsalvy, sur ordre de Louis XIV. Il y est dit par exemple qu'en 1523, la commanderie a comme prieur noble Jean de Méallet de Vitrac et qu'en 1658, Bernard Berenguier de Conquans y est nommé commandeur. On y découvre aussi l'origine du nom Saint-Antoine, protecteur du "feu sacré". La commanderie de Saint-Antoine, à mi-chemin des forts de Marcolès et de Leynac dépendait à cette époque de Marcolès.

En 1544, la commanderie est en partie détruite par les Hugenots et sera reconstruite en partie 40 ans plus tard. En 1703, par ordre de Louis XIV, la commanderie est unie au monastère de Montsalvy et devient un simple prieuré dont le titulaire, nommé par le Prince de Monaco, garde le titre de commandeur. Elle n'a plus alors aucun lien avec l'abbaye de Saint-Antoine-du-Viennois et l'ordre des Antonins. Au fil des ans, un village d'une vingtaine de feux s'installe aux alentours de la commanderie. Des pèlerinages à l'église de Saint-Antoine en l'honneur du saint protecteur des "pauvres ardents" ont lieu, semble-t-il, dès la fin du XIIIe siècle. Ils se multiplient par la suite quand Saint Antoine devient le protecteur de nombreuses maladies, en particulier lors des épidémies de peste. On y vient de toute la région depuis Aurillac et Ytrac. Au XVe siècle, le 17 janvier, fête de Saint Antoine, de nombreux marchands forains viennent installer leur étal.

Dans les relevés de l'ordre à la fin du XIVe siècle, l'Auvergne est partagé en deux commanderies régionales :

  • Frugères-Les-Mines en Haute-Loire,
  • Boutiers-Saint-Trojan en Charentes, à 5km de Cognac, dont dépendaient les commanderies de Saint-Antoine de Marcolès et de Vernols dans le Cantal.

Saint-Antoine n'a jamais été sous l'Ancien régime une paroisse au sens où l'entendait le découpage administratif d'alors. Elle l'est devenue ensuite, après la Révolution, quand l'Eglise n'a plus eu la haute-main sur l'organisation administrative du pays.

Saint-Antoine, hameau de Leynhac, est devenue une commune après 1790. Saint-Antoine n'a jamais rien eu à voir avec Marcolès au niveau du découpage administratif. Saint-Antoine était par ailleurs connu pour ses foires, c'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que les notaires Bardy, originaires de Saint-Etienne-de-Maurs, s'y sont installés. C'est en 1840 que Saint-Antoine devient une commune indépendante de celle de Leynhac.

Saint-Eutrope - SAINT-SAURY (Chapelle d'Escalmels)

Date du pèlerinage : Premier dimanche de mai
Principales dévotions : les estropiés et les maux de tête

La chapelle d'Escalmels est le dernier témoin de l'ancien prieuré d'Escalmels qui fut fondé en 1151 par Bertrand de Grifeuille. Le prieuré connaîtra son apogée entre le XIVème et le XVème siècle. Celui-ci comptait plusieurs dizaines de moines. Le prieur d'Escalmels avait droit de basse et haute justice sur un territoire représentant plusieurs communes actuelles entre le Lot et le Cantal. Le prieur avait aussi autorité sur la paroisse de Saint-Saury et ceci depuis le XIIIème siècle.

Malheureusement, pendant les guerres de religions, le monastère fut menacé. En effet, plusieurs moins et le prieuré se convertirent au protestantisme et brûlèrent leur propre abbaye en 1551. Le monastère ne fut pas relevé de ses ruines et seule la chapelle est reconstruite. La communauté devint un prieuré simple à la nomination du pape. Le titulaire devait pourvoir aux honoraires du curé de Saint-Saury.

La chapelle menace à nouveau de s'effondrer mais elle est sauvée vers 1735 par l'abbé de la Vercantière qui était prieur d'Escalmels. Le curé de Saint-Saury y célèbre la messe le premier dimanche de mai de chaque année, et ce jour-là tous les estropiés de la contrée s'y rendent en pèlerinage. Elle traverse le temps jusqu'à nos jours.

L'association "Les Amis d'Escalmels" a entrepris de restaurer et rénover la chapelle dès 1997. Il a fallu 10 ans pour réaliser tous les travaux (réfection de la toiture, des crépis et des joints extérieurs, rénovation de la statue Saint-Eutrope ainsi que l'équipement mobilier et enfin du parvis et des escaliers extérieurs).

Que cette chapelle rénovée, seul témoignage du rayonnement du prieuré d'Escalmels sur ces hautes terres fasse le lien entre le millénaire passé et celui qui commence. Puisse longtemps encore la petite cloche d'Escalmels sonner dans ce site si calme et si chargé d'histoire pour que le souvenir de bienfaits de Bertrand de Grifeuille et de ses moines demeure à jamais.

Notre-Dame de Grâce - ROUMEGOUX (Chapelle du Bourniou)

Date du pèlerinage : Deuxième dimanche de septembre
Principales dévotions : les enfants en retard pour parler

Saint-Antoine était

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :