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Denier de l'Eglise du Cantal 2022

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La Minute Patrimoine
avec Pascale Moulier,
archiviste-bibliothécaire
du diocèse

Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Lancement du synode par notre curé

A l’invitation du Pape François sollicitant l’Église universelle à vivre un "synode sur la synodalité", une équipe diocésaine sanfloraine, constituée de représentants des paroisses, des services, des mouvements et des religieux s’est constituée.

En connaissance partagée de notre champ pastoral, et tenant compte d’un synode diocésain précédent "la paroisse communauté missionnaire" (2007 – 2010), nous avons fait le choix de suggérer deux thématiques (non exclusives bien sûr !) sur les dix proposées initialement : soit "écouter" et "autorité et participation".

Un dépliant pour apprivoiser notre démarche synodale et un livret du participant pour baliser le parcours de notre "Marchons ensemble" ont été réalisés par notre équipe diocésaine. Pour permettre au plus grand nombre de participer, un questionnaire a été réalisé par le Service de la Communication. Le lancement synodal a eu lieu le 23 janvier 2022 à l’occasion du Dimanche de la Parole.

Sous l’impulsion de notre nouvel évêque, Mgr Didier Noblot, et dans la continuité de ses interpellations, notre démarche synodale a été lancée. Les communautés paroissiales, les services, les mouvements ont relayé au niveau local cette proposition dans le souci de rappeler de "ratisser" (tant que faire se peut) au-delà des "identités traditionnelles" de notre Église particulière (locale).

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Tel qu’attendu, réaliser une "synthèse" tout en demeurant fidèle à l’écriture comme à l’esprit de chacune des contributions est une mission des plus délicates ! Nous conformant aux directives nationales, les témoignages et les "perles" (reproduites en italique dans notre contribution) qu’ils contiennent ont retenu plus particulièrement notre attention. Aux diocésains qui se sont impliqués et qui s’immergeront en notre relecture, nous sollicitons bienveillance et compréhension. Soyez-en remerciés par avance !

6 équipes (50 pers.) se sont investies sur la paroisse

D’abord, quelques statistiques pour nous permettre d’apprécier à leur juste valeur les contributions qui nous sont parvenues jusqu’en date du 1er mai 2022 : 112 contributions synodales nous sont parvenues : 96 contributions sous format papier et 16 contributions via la plateforme de notre site diocésain. 63 contributions individuelles pour 49 contributions réalisées en équipe. 30 contributions au format synthèse, 82 en réponse au questionnaire.

 

Pour éviter la liste de doléances qui ne respecterait pas l’intention de la démarche, nous avons centré notre relecture en nous appuyant sur la question principale de la consultation :

  • Comment se réalise-t-il aujourd’hui ce "Marchons ensemble" dans l’Église qui est dans le Cantal ?
  • Quel pas de plus l’Esprit nous invite t-il à poser pour grandir dans notre "Marchons ensemble" ?

D’abord les deux thèmes associés à notre parcours diocésain. Suivront des considérations plus diversifiées pour respecter l’ampleur des perspectives des contributions qui nous ont été confiées. Il convient, et nous insistons, de garder ces précisions en mémoire à chaque aspect abordé.

Premier thème privilégié : "Écouter"

Suivant la perspective croyante essentiellement retenue, trois écoutes sont abordées :

  • L’écoute de Dieu
    - "La Parole de Dieu nous interroge"
    - "Ma foi se nourrit de temps de prière, mon âme se nourrit du don, mon esprit se nourrit de temps d’écoute de la Parole"

Pour plusieurs, les moyens modernes de communication drainent trop d’informations et d’informations souvent inutiles qui nous empêchent d’aller et demeurer à l’essentiel. Nous consacrons de moins en moins de temps pour Dieu. Dieu (ou la religion) n’est plus au centre de notre mode de vie, même en notre milieu rural. Beaucoup de chrétiens ne croient pas en la résurrection ! Les croyances des gens sont aujourd’hui plus superficielles et s’envolent comme feuilles au vent ! Invitation pressante à se laisser imprégner par la Parole de Dieu. Il nous fait signe de mille manières, mais notre écoute est limitée par notre égo, par notre impatience, par notre manque d’intérêt pour les autres.

- "Osons-nous encore accueillir ce que Dieu peut faire dans nos vies, les miracles du quotidien ?"

  • L’écoute des autres et l’écoute de soi-même

Le chacun chez soi, l’entre soi, les habitudes des anciens, les mondanités, les jugements, le manque de considération les uns pour les autres rendent difficiles une écoute partagée à fortiori avec ceux qui sont différents. Pourtant nous avons tous besoin d’être vus, d’être entendus, d’aller vers les autres.

Ce qui devrait faciliter l’attention aux autres, c’est la confiance et l’audace de s’offrir. Remettons au cœur de notre agir l’oubli et le don de soi comme un rempart aux inclinaisons égoïstes de notre monde. L’Église n’a pas vraiment une culture de l’écoute comme Institution, à l’exception de cadres associatifs avec plus ou moins, et plutôt moins, d’identité ecclésiale et de groupes en contact avec des non-croyants, des minorités, des exclus, des gens éloignés. Il y a une conversion à faire…

- "L’Église reste un lieu d’écoute et parfois dans des lieux inattendus : aumôneries des prisons, armées, hôpitaux"
- "L’écoute des différences nous a montré que surgit, inattendue, la Bonne Nouvelle" 
- "Nous retrouvons beaucoup de personnes en grande fragilité…" 

La proximité de l’Église. On est loin de l’écoute, de la concertation. On se sent délaissé. On n’investit pas assez dans les groupes de parole et d’écoute. On ne se connaît pas assez au sein des communautés paroissiales. L’Église enfermée dans ses habitudes, son vocabulaire, son organisation pyramidale demande au chrétien de base de s’engager sans pour autant lui donner la parole ni l’écouter…et surtout si c’est une femme ! Les femmes reléguées aux tâches subalternes, sont souvent rabrouées par des prêtres, par des hommes des communautés paroissiales dans l’Église comme c’est souvent le cas en société…

- "L’abus de pouvoir des prêtres n’est pas une légende !" 
- "Les prêtres s’écoutent-ils bien entre eux ?" 

L’Église pourrait offrir tant de belles et bonnes choses, en particulier à ceux qui cherchent quelque chose et qui ne savent pas où frapper. Quelqu’un a parlé de l’image de la "fontaine au milieu du village". Ce serait si beau que l’on vienne boire. Nos frères sont les baptisés, mais aussi tous ceux qui se sentent connectés à la Création, qui respectent la vie, qui aiment, tous ceux qui se font proches des mendiants, des malades, des inconnus, des farfelus, des étrangers. Mais enfin, ces derniers mois, l’Église n’a pas été un lieu d’écoute : elle n’a pas entendu la détresse humaine pendant le COVID, abandonnant les plus démunis à leur solitude. Nous attendions d’elle qu’elle prenne des risques au lieu de se réfugier dans les consignes sanitaires !

On s’étonne de l’absence de la parole de l’Église dans les élections, dans le drame de l’Ukraine. Est-ce que nous proposons des locaux d’accueil pour les réfugiés ?

- "L’Église est souvent trop molle. Elle ne se bat pas assez pour défendre sa foi. Elle s’occupe plus du sociétal que du spirituel. Bien coulée dans la mouvance de l’autoanalyse, de l’introspection, elle ne contribue guère à l’élévation de l’âme"

Pour d’autres, l’Église est non seulement un lieu d’écoute mais peut-être aujourd’hui le seul dans notre société. Mais trop peu ou pas d’occasions dans notre quotidien d’échanger avec d’autres croyants sur la foi ! Et combien est-il stérile de vivre dans cette opposition croyant - non croyant… Dieu est présent partout, partout où il y a de l’humain et de la solidarité !

- "Cette initiative du synode permet l’écoute"
- "Ce que l’on fait là c’est une réunion d’Exode." "Cette lettre a peu d’importance au niveau mondial, mais se réunir nous a procuré beaucoup de plaisir et de courage, et courage à notre évêque et à nos prêtres."
- "Beaucoup de partage, de découvertes, d’étonnements au cours des échanges" 
- "Un vrai lieu d’écoute ! Pour une Église, lieu de vie, de rencontre et d’ouverture !" 

 

Deuxième thème privilégié : "Autorité et participation"

- "L’autorité de l’Église est d’aimer et d’accueillir" 
- "Parmi vous il ne doit pas en être ainsi…Aussi parlons plutôt du service de l’autorité" 

L’autorité de l’Église, qu’elle que soit l’échelle, passe, à la différence des autorités laïques, par le service. Il est important que l’Église revoie ses lieux de pouvoir. Notre Église est trop hiérarchique : autoritaire, patriarcale, verticale. Nous aspirons à une Église et une autorité bienveillante, une Église circulaire et non pyramidale. Une Église qui n’est pas garante de la morale, qui ne reste pas en possession …avec plus de cohérence, de transparence et de fraternité.

- "Le pape François et notre évêque sont très bien perçus ! Leur autorité est acceptée car découlant d’une démarche démocratique"

C’est une souffrance : on sent le Pape isolé dans ses prises de position et ses orientations. Certes il y a moins de pratiquants mais la foi reste bien présente et parfois bien vive dans certaines circonstances.

- "Il faut retrouver le 'souffle' c’est-à-dire l’envie d’avancer, d’aller vers l’extérieur, de faire vivre les hommes comme Dieu a soufflé sur Adam pour qu’il prenne vie. Ce souffle, cet élan, c’est oser sortir de chez soi, de sa maison, de son village, de ses peurs, de ses habitudes, de sa sclérose pour marcher avec son prochain."
- "Il devient essentiel, pour préserver une identité chrétienne mais aussi une histoire commune, de retourner aux fondements de l’Église : la vie en communauté. Petites communautés fraternelles de la foi, maisonnées : 'l’Église des premiers temps !'"

Le curé, pour certains, se comporte comme un fonctionnaire du culte et non comme un pasteur : Moins de droit canon, moins d’administratif, pour plus de mission. Un pasteur qui fédère, qui suscite de nouvelles bonnes volontés.

Les prêtres moins nombreux se dispersent. Pourquoi un prêtre maronite (avec nous depuis le printemps 2021) peut-il exercer bien que marié, et pourquoi un homme marié ne pourrait-il pas donner des sacrements ? Pénurie de prêtres et d’accompagnateurs spirituels. Manque de proximité particulièrement auprès des personnes isolées, dans le besoin, de ceux que l’on ne voit pas à l’Église.

Souhait de plus de partage avec les prêtres. La rotation (tous les 6 ans) des prêtres ne favorise pas la vie en paroisse. On sait les prêtres bien seuls, et pourtant le célibat n’a plus de sens spirituel pour les croyants. Hélas la pédophilie, l’omerta de l’Église et les abus de pouvoir ont atteint la confiance de ceux qui étaient en retrait sans pour autant se sentir loin.

- "L’accompagnement de ceux qui restent est aussi important que l’hommage à ceux qui partent"

La présence de religieuses atténue le sentiment d’éloignement de l’Église. Et que dire de nos églises fermées !!!

- "Le curé est le moteur de la paroisse et la communauté paroissiale est à l’image de son pasteur. Si vous avez un curé rayonnant, la communauté sera elle aussi missionnaire et vivante. Si vous avez un curé qui se comporte comme un fonctionnaire du culte, la communauté se comportera comme tel."
- "Avoir un bon chef, pardon un bon berger, charismatique, motivé, sincère, crédible."

Nous attendons pour notre diocèse et paroisse, un pasteur à notre écoute, proche du monde rural, un homme de contact, un pédagogue. Des paroisses missionnaires et un diocèse au service des paroisses et non pas l’inverse. Pour un évêque communiquant, un guide et un frère.

- "Notre nouvel évêque nous montre l’exemple de cette capacité que doit avoir l’Église locale à écouter, accueillir, rencontrer, évangéliser. C’est dans cette rencontre personnelle, privilégiée que se reconstruit notre diocèse."
- "Le prêtre devrait se consacrer uniquement à ces rencontres, aux célébrations, aux sacrements. Il doit aussi prendre des initiatives. Cela signifie que les laïcs devraient prendre en charge toute la logistique de la paroisse et du doyenné."

Il reste beaucoup à faire pour reconnaître les laïcs engagés comme partenaires crédibles de la mission évangélique. Et que dire de la nécessaire et perpétuelle recherche de bénévoles !!!

- "Le Salut est peut-être à trouver dans la relation entre les hommes. Etre chrétien c’est pratiquer une foi incarnée" 
- "Ainsi que nous le trouvons écrit dans la lettre à Diognète, le chrétien n’est guère différent de tout citoyen. Le chrétien est envoyé dans le monde, de son propre chef. C’est lui qui décide, volontairement et porté par la grâce de Dieu, de choisir un cheminement ouvert à tous, pour peu que l’on soit disponible dans son cœur : Que celui qui a des oreilles, qu’il entende !"

Les femmes présentées comme les "petites mains". C’est injuste ! Trop souvent dépourvues de reconnaissance, elles animent la vie de l’Église. Sans elles, que deviendrait notre Église du Cantal ? Pourquoi ne peuvent-elles pas être admises au diaconat ? Besoin de formations bibliques, de formations pour apprendre à prier, pour l’écoute, pour une communication non-violente, pour la mission. Ne faut-il pas envisager des cycles de formation des laïcs à la vie de l’Église ?

- "Il y a des besoins de formation certes. Mais il y a surtout des besoins de conversion et d’accueil de l’Esprit Saint…"

Des séances de "caté" de base ou de mise à niveau pour adultes en paroisse. Besoin d’intériorité et de profondeurs spirituelles.

- "Beaucoup, beaucoup de questions, de curiosités sur Dieu !"

Beaucoup se perçoivent comme des gens de "peu" de foi... Et peuvent se sentir ignorés de l’Église voire abandonnés !

Les modes de vie s’accommodent mal de la rencontre dominicale de la messe. Perte de la pratique religieuse. Absence des jeunes adultes et de jeunes. Et la messe à la télé…

Récents changements liturgiques (nouvelle traduction du Missel) jugés regrettables pour certains, appréciés pour d’autres. La liturgie "vivote" ! Pour des messes plus vivantes. Pas assez de renouvellement et d’animation musicale de qualité.

On a supprimé tout ce qui relève de la piété populaire, signes de la foi auxquels se rattachaient beaucoup de personnes qui par la suite se sont éloignées de l’Église. Comment accueillir les divorcés et continuer à leur proposer la communion ? Place pour : les servants d’autel, les homosexuels, les familles monoparentales. Pourquoi le reflux des célébrations pénitentielles avec un temps de réflexion, et le pardon collectif ?

Proposer le sacrement des malades.

Pour des homélies plus compréhensives, adaptées aux sujets d’actualité, aux enfants.

- "…en attente de quelque chose qui nourrisse l’âme et le cœur"

Souci de nos structures : La gouvernance et l’argent. Nos structures, le plus souvent ignorées des fidèles, souffrent d’un manque de transparence.

La fermeture brutale des établissements scolaires catholique sur un secteur prive les jeunes de ce temps de cheminement dans la vie spirituelle et contribue à la désertification des églises. Donner des nouvelles des uns des autres, partager des intentions de prière. Créer des liens de convivialité. Le journal de la paroisse est un lien.

La vie chrétienne est communautaire. La parole de chacun compte. Le "maître-mot" c’est "service". Il ne peut y avoir de "dominant".

Les catholiques sont vus comme une "minorité frileuse", et qui manque de solidarité. La cohésion des communautés est difficile à faire. Là aussi, il y a manque de formation pratique pour l’animation.

- "Aller à l’Église, c’est espérer y être accueilli et y être entendu"
- "En communauté paroissiale, sommes-nous prêts à nous écouter les uns les autres ?"

Les prêtres ont maintenant des réunions régulières, périodiques. Pourquoi des laïcs n’y sont pas invités ? Il ne faut pas laisser tomber dans l’oubli les acquis du synode diocésain précédent : EAP, Conseils, Commissions, etc… Par ailleurs, pour des EAP renouvelées. Communication et transparence : Publication des rapports des conseils diocésains et paroissiaux.

Peu d’informations "de et sur" notre Église tant diocésaine que paroissiale. Édition d’une plaquette ? Pour des portes ouvertes, des temps forts, des groupes dédiés pour donner à connaître ce qui se vit ! Il y a beaucoup d’équipes d’activités dans les paroisses (liturgie, Rosaire, chorale, entretien, santé, SOS, catéchèse, aumônerie, préparation au baptême, les divers Conseils, bulletin, etc…) mais les gens extérieurs ne se rendent pas bien compte de cette activité. Ce serait bien d’organiser des "portes ouvertes" pour que l’on se rende compte. Nécessité de consultations.

Pourquoi tant de pessimisme ? Enfants et jeunes peuvent être perméables au message. La société civile arrive bien à proposer aux jeunes ce qu’ils aiment : sport, danse, réseaux sociaux, etc… Certes il y a dans la société des réserves envers les prêtres à cause de la révélation des abus, mais ces réserves ne viennent pas des jeunes.

Absence de transmission de la foi dans les familles. C’est une souffrance pour les grands-parents de voir que les enfants ne vont pas vers la catéchèse. Enfants minoritaires au "caté". Manque de culture religieuse et de dialogue. Favoriser la communion entre les générations. La pleine participation des laïcs et des jeunes. Que des jeunes s’engagent !

Une catéchèse peu adaptée, trop livresque, et des parents qui bien souvent n’ont plus aucune connaissance religieuse, même s’ils ne sont pas de mauvaise volonté.

La catéchèse est à simplifier et à proposer sous forme plus ludique. Beaucoup aiment les messes animées par les sœurs malgaches de Quézac.

- "Nous habitons un petit village. Nous nous parlons. Nous pensons que nous transmettons la foi par notre manière de vivre, dans le partage de nos joies et de nos épreuves. Nous essayons d’être attentifs à ceux qui ont des besoins et nous pensons que l’Église doit être proche de ceux qui peinent et qui souffrent. On sait bien que nos enfants font baptiser plus par tradition que par conviction et nous comptons bien sur le dynamisme de Didier Noblot."

Les équipes de deuil (particulièrement nombreuses en notre diocèse) s’adressent aux "plus loin" comme aux "plus proches". Elles bénéficient d’une reconnaissance largement répandue pour son accueil, son accompagnement et son témoignage local. Clarifier la question de la présence ou non des prêtres pour les obsèques. Mais qu’en est-il de la présence aux malades, de la présence après le deuil ? Quelques paroisses s’y investissent timidement; Puissent-ils en être contagieux ! Il y a le souhait d’un christianisme plus festif, plus dans la joie, la spontanéité. Est-ce que des jeunes peuvent trouver aujourd’hui dans l’Église un ancrage solide, une balise ?

Un pays à la laïcité à deux vitesses : L’Église doit se taire, l’Islam peut se dire… Il y a de nombreux chantiers pas assez explorés : les activités de convivialité, la découverte et la mise en valeur du patrimoine religieux, la relance des "Assemblées Dominicales de Prière", les missions paroissiales…

Une réforme de l’Église ?

- "Il n’y en qu’une : revenir à nos fondamentaux que sont la prière et la méditation de la Parole de Dieu… et là l’Esprit-Saint pourra souffler parce que nous lui laisserons de la place"

Les chrétiens sont observés : Pour une Église plus dynamique et accueillante.

- "Grandir en sainteté pour ensuite rayonner dans le monde"
- "Evangéliser…en partageant notre joie, en étant exemplaire, en aidant, en servant, en accueillant, en écoutant et priant, en annonçant notre espérance, en montrant le beau, en s’impliquant dans la vie publique"

Pour des lendemains synodaux :

- "Réunir les animateurs des groupes de réflexion synodaux avec le prêtre."

 

Synode (jeunes de 8 à 12 ans) pour 32 contributions

Le questionnaire a été proposé aux familles lors de la retraite des confirmands. Un animateur a accompagné les jeunes dans leurs réflexions.

- "Cher Évêque, Tu vas bien ? Est-ce que tu as le droit de venir nous voir au catéchisme ?"

Oui l’Église est un lieu d’écoute.

- "Nous pouvons exprimer nos émotions, l’Église est un peu la maison de tout le monde, mais la personnalité du prêtre ou des frères aide ou pas !"

On est bien écouté à l’aumônerie. A la confession, aussi on est écouté. On peut se confier au prêtre, aux catéchistes.

C’est le silence qui facilite l’écoute. La musique aide ou pas à mieux écouter. Mais les messes sont trop longues ! Et les églises sont froides ! Nous aimerions donner une bonne image de notre paroisse, qu’elle soit dynamique, jeune, amicale, attrayante, proche des jeunes qui s’adapte à la société actuelle.

J’aimerais qu’il y ait un enseignement sur les écritures (théologie). Pour beaucoup l’Église est une communauté assez fermée. Il y a de moins en moins de personnes à la messe, de moins en moins de croyants, de religieuses et de prêtres. Il faut plus de proximité. Les personnes qui s’impliquent sont très motivées.

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L’étape de la relecture aura mis en lumière quelques difficultés récurrentes :

Plusieurs baptisés nous disent ne pas se retrouver dans ce "Marchons ensemble" !

Le questionnaire mis à disposition a indéniablement favorisé la participation, mais il a sans aucun doute défavorisé, par ses réponses transmises individuellement, jumelé aux contraintes sanitaires qui avaient encore cours, le regroupement qui était attendu pour vivre communautairement, sous la conduite de l’Esprit-Saint et à l’écoute de la Parole de Dieu, ce parcours synodal proposé.

Les contributions reçues n’ont pas toujours été fidèles à la question principale. Tel qu’on pouvait s’y attendre, les contributions individuelles exprimées en réponse au questionnaire en auront été notamment l’illustration. Le souci sollicité de "ratisser" au-delà des "identités traditionnelles" de notre Église particulière ne semble pas (à deux ou trois exceptions près) avoir pu ou s’être concrétisé.

Par contre, et ce qui a eu pour effet de limiter, toutes contributions confondues, les effets de ces difficultés éprouvées, les rencontres suscitées par cette démarche ont (du moins pour ce qui est remonté jusqu’à nous) été vécues très fraternellement, dans la franchise, la sérénité et avec une espérance certaine ! Les attentes de renouvellement de pareilles rencontres se sont faites nombreuses. Comme la démarche synodale n’en est qu’à sa première étape, il nous semblerait judicieux d’y donner suite sans délais au niveau diocésain sous une forme et à un moment qu’il nous restera à déterminer et à préciser…

A chacun des diocésains qui ont participé et qui nous ont fait parvenir leur contribution, les membres de notre équipe diocésaine "d’un seul cœur et d’une seule âme" s’associent pour vous transmettre leur reconnaissance. Nous portons le souhait que notre "Marchons ensemble" dont témoigne la richesse de vos contributions soit source de fécondité pour notre Église particulière dans la nécessaire conversion qu’elle suscite et sollicite de chacun de nous.

L'équipe synodale du diocèse de Saint-Flour

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