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Denier de l'Eglise du Cantal 2022

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La Minute Patrimoine
avec Pascale Moulier,
archiviste-bibliothécaire
du diocèse

Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Deux paroissiens de Saint Laurent en Châtaigneraie sont partis ce lundi en moto de Marcolès vers Rome afin d'assister à la canonisation du Bienheureux Charles de Foucauld, qui aura lieu ce dimanche 15 mai, place Saint-Pierre. Nous les portons dans la prière pour ce si long voyage. Dès leur retour, nous reviendrons avec eux sur les grands moments vécus à cette occasion.

Le pape François canonisera 10 bienheureux dont deux prêtres français et une religieuse française. Voici la liste et l'histoire de ces dix bienheureux, bientôt déclarés saints :

Charles de Foucauld (1858-1916), prêtre et ermite assassiné en Algérie, béatifié en 2005. Militaire français issu de la noblesse, explorateur et géographe, Charles de Foucauld se sent appelé à tout laisser pour suivre Jésus. Il entre à la Trappe le 15 janvier 1890. En quête de pauvreté, d'abnégation et de radicalité, il quitte les Trappistes pour devenir ermite, pour suivre Jésus. La Prière de l'abandon forme le coeur de sa spiritualité. En 1904, il part vivre chez les Touaregs dans le Sahara algérien. Il est assassiné le 1er décembre 1916 à Tamanrasset, devant la porte de son ermitage.

César de Bus (1554-1607), prêtre français, fondateur de la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne et des Ursulines. Originaire de Cavaillon (Vaucluse), César de Bus a dans les premières années de sa vie une vie mondaine, avant de tourner son attention vers les plus pauvres. Ordonné prêtre à 38 ans, il s'est attaché à l'évangélisation des campagnes, des enfants et des analphabètes. Le fondateur de la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne s'appuie sur des catéchèses attractives et faciles à comprendre. Il a ainsi renouvelé la formation des fidèles en France.

Marie Rivier (1768-1838), religieuse française, fondatrice de la Congrégation des Soeurs de la Présentation de Marie. Institutrice, elle s'était particulièrement investie dans l'éducation religieuse des plus jeunes, dans un contexte de dissolution des couvents lors de la Révolution française, et avait fondé en 1796 la congrégation religieuse de la Présentation de Marie. Elle est morte à Bourg-Saint-Andéol, en Ardèche, après avoir fondé plus de 140 écoles. En 2021, la congrégation dit compter un millier de religieuses réparties dans 18 pays.

 

Maria Francesca di Gesù (Anne Maria Rubatto) (1844-1904), religieuse italienne, fondatrice en 1885 des soeurs tertiaires capucines de Loano, missionnaire en Uruguay et en Argentine. Sa foi l'incite à se mettre au service des autres, particulièrement des pauvres et des malades, qu'elle soigne. Ses oeuvres sont implantées jusqu'en Amérique latine.

 

 

Maria di Gesù Santocanale (1852-1923), religieuse italienne, fondatrice de la Congrégation des Soeurs Capucines de l'Immaculée Conception de Lourdes, elle abandonne son confort et devient pauvre parmi les pauvres. Du Christ, surtout dans l'Eucharistie, elle a puisé la force de sa maternité spirituelle et sa tendresse avec les plus faibles.

 

 

Maria Domenica Mantovani (1862-1932), religieuse italienne, cofondatrice et première supérieure générale de l'Institut des Petites Soeurs de la Sainte Famille. En 1892, la soeur Maria Domenica Mantovani et le père Giuseppe Nascimbeni fondent les Petites Soeurs de la Sainte Famille, une congrégation enseignante et hospitalière. Marqué par la piété de la religieuse, le prêtre italien la guide pour réaliser son rêve, devenir une sainte.

 

 

Luigi Maria Palazzolo (1827-1887), prêtre italien, fondateur de l'Istituto delle Suore delle Poverelle - Institut Palazzolo. Ordonné prêtre par l'évêque de Bergame, Luigi Maria Palazzolo organise le patronage paroissial des garçons en 1855. Conscient qu'il doit aussi s'occuper des filles, il fonde la Congrégation des Soeurs de pauvres de Bergame en 1869. L'accès à l'éducation pour tous est au centre de son oeuvre.

 

Giustino Maria Russolillo (1891-1955), prêtre italien, fondateur de la Société des Divines Vocations et de la Congrégation des Soeurs des Divines Vocations. Conscient de la sécularisation de la société et des difficultés des prêtres, Giustino Maria Russolillo fonde en 1920, la Société des Divines Vocations. Elle est destinée à accueillir, former et accompagner les vocations sacerdotales. Giustino Maria Russolillo considère la sainteté accessible à chaque homme. Dans cet esprit, les vocationnistes fondent après sa mort l'Institut des Apôtres de la sanctification universelle.

Lazare Devasahyam Pillai (1712-1752), martyr laïc, converti de l'hindouïsme, tué en Inde en 1752. Officiel de la cour du Tamil Nadu, Devasahayam Pillai se convertit au catholicisme à 32 ans. Irritée, la communauté des brahmanes le fait emprisonner. Torturé pendant trois ans, il ne renonce pas à sa foi chrétienne. Il est fusillé le 14 janvier 1752, à 39 ans. Jeté dans la forêt, son corps est récupéré par des chrétiens qui l'enterrent devant l'autel de l'église Saint-François-Xavier. Elle devient plus la tard la cathédrale du diocèse de Kottar.

 

Titus Brandsma (1881-1942), prêtre profès, de l'Ordre des Frères de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, martyr, qui, d'origine néerlandaise, a affronté pacifiquement toutes sortes de souffrances et d'humiliations au nom de la défense de l'Eglise et de la dignité humaine, offrant un témoignage exceptionnel exemple de charité envers les codétenus et envers les bourreaux eux-mêmes.

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