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Denier de l'Eglise du Cantal 2022

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La Minute Patrimoine
avec Pascale Moulier,
archiviste-bibliothécaire
du diocèse

Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Comme l'année dernière, nous diffuserons sur notre site internet, les vidéos des conférences de Carême de Notre-Dame de Paris. Ces conférences constituent un grand rendez-vous de réflexion sur l'actualité de la foi chrétienne.

Cette année, elles seront données par Monseigneur Jean-Louis Bruguès, archevêque et évêque émérite d'Angers, théologien.

En plus de ces conférences, nous vous invitons à consulter le parcours de Carême du diocèse de Saint-Flour "Pardonne-nous". Pendant 40 jours et chaque jour, une citation, une activité, une vidéo... à retrouver sur le site internet et les réseaux sociaux du diocèse de Saint-Flour.

Présentation du thème
des conférences de Carême de Notre-Dame de Paris

… voici la lourde nef

"Il faut sauver Notre-Dame". Ce cri a retenti plusieurs fois à travers les derniers siècles. Victor Hugo l’entendit qui, avec son roman du même nom, redonna aux Français le goût du Moyen Age. Après l’incendie du 15 avril 2019, il faut encore sauver Notre-Dame.

Les risques ne manquent pas. Le souci de la conservation et les poussées de l’art contemporain pourraient aboutir à une confiscation pratique de celle qui a été appelée "la mère de notre patrimoine commun". Notre-Dame est-elle encore une église ?

Dans un contexte d’indifférence généralisée envers la chose religieuse, Notre-Dame représente une chance extraordinaire pour l’Église qui reste au centre – le centre de la ville et du pays, mais aussi, d’une certaine manière, le centre de la société actuelle : on l’a bien vu dans la sidération produite, ici et très loin, quand l’édifice a failli disparaître. Ces conférences de carême s’efforcent de mesurer cette chance.

Pour le christianisme, les pierres et le peuple, c’est tout un. Notre Dame qui patronne sa cathédrale avec l’efficacité que l’on sait a toujours été associée à l’Esprit Saint, celui que l’on a appelé l’Esprit de beauté. Le moment est sans doute venu, à la suite de grands théologiens de notre époque, de redécouvrir et de mettre en valeur l’inépuisable "voie de la beauté" de la foi au Christ. De Lascaux à Basquiat, l’art n’est-il pas toujours sacré ?

"Votre métier, écrivait Paul VI aux artistes, est de saisir les trésors du ciel de l’esprit et de les revêtir de mots, de couleurs, de formes, d’accessibilité". Il allait jusqu’à dire : "Si votre aide Nous manquait, [notre] ministère deviendrait balbutiant et incertain…" Comment nouer une nouvelle alliance avec les artistes, à l’image de ce qui s’est fait si souvent au cours des siècles ? En réalité, l’Église a toujours cherché à promouvoir le beau. Elle l’a toujours associé à sa mission fondamentale qui est de faire connaître l’Évangile à tous les peuples.

Marie se tient présente au milieu de ses enfants, elle les prend par la main et leur enseigne à aimer et à croire que la verte espérance finit par triompher de toute lassitude, de toute incertitude, de la crainte tenace de l’anéantissement. Sa tendresse secourable nous saisit quand se présente à chacun l’heure de la dernière épreuve.

… voici la lourde nef
Voici notre détresse et nos désarmements (…)
Reine qui vous levez sur tous les océans,
Vous penserez à nous quand nous serons au large.

Charles Péguy

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