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Denier de l'Eglise du Cantal 2021

 

Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Tiziana FABI / AFP

Le pape François a lancé le 10 octobre dernier, lors de la messe dominicale, un vaste chantier destiné à réviser en profondeur le fonctionnement, la hiérarchie et le mode de décision de l'Eglise catholique. Intitulé "synode sur la synodalité", celui-ci devrait engendrer des transformations radicales à tous les niveaux de l'Eglise, depuis des instances vaticanes jusqu'aux plus petites paroisses.

 

 

L'objectif est de faire advenir une Eglise plus participative. Autrement dit, une Eglise synodale. Le pape François a donné une définition de celle-ci : "un lieu ouvert où chacun se sent chez lui et peut participer". Ainsi pendant une phase de consultation de deux ans, jusqu'à octobre 2023, toute l'Eglise catholique est appelée à travailler ensemble sur le thème : "Pour une Eglise synodale : communion, participation et mission". Les fidèles pourront participer à cette consultation par le biais de réunions locales organisées dans leurs diocèses, une démarche qui sera inaugurée le 17 octobre dans tous les pays. Suivra ensuite, fin 2023, l'Assemblée synodale des évêques qui prendront les décisions.

Il ne s'agit pas de faire de l'Eglise une démocratie, a clairement mis en garde le pape François. Tout le défi est de laisser davantage de place aux laïcs, hommes et femmes, dans les instances de décision, sans dissoudre l'autorité des évêques et du pape. L'Assemblée synodale n'est pas un "Parlement", a insisté le pape sortant de ses notes dans son homélie. Le synode ne peut pas s'apparenter à une "convention ecclésiale, un colloque d'études ou un congrès politique", a insisté le pontife pointant du doigte le risque des "dynamiques démocratiques". Le synode ne doit pas être soumis à une logique de "minorité et de majorité", mais doit être "un évènement de grâce, un processus de guérison conduit par l'Esprit Saint". Ce discernement doit conduire à "nous vider, à nous libérer de ce qui est mondain, et aussi de nos fermetures et de nos modèles pastoraux répétitifs"

Ce exercice est "lent" et peut être "laborieux" pour "apprendre à s'écouter mutuellement -évêques, prêtres, religieux et laïcs- en évitant les réponses artificielles et superficielles", a concédé le pape François. Il a insisté à plusieurs reprises : le synode doit être un chemin de "rencontre" et d'"écoute". "Chaque rencontre -nous le savons bien-, demande de l'ouverture, du courage, de la disponibilité à se laisser interpeller par le visage et l'histoire de l'autre", a reconnu le pape. La "rencontre nous transforme" lorsqu'elle est vécue "sans formalismes, sans prétextes, sans calculs". Et d'interroger : "Dans l'Eglise, comment sommes-nous à l'écoute ? [...] Permettons-nous aux personnes de s'exprimer, de cheminer dans la foi même si elles ont des parcours de vie difficiles, de contribuer à la vie de la communauté sans être empêchées, rejetées ou jugées ?".

Le Synode devra donc être un lieu d'écoute de l'Evangile mais aussi de tous les hommes et les femmes. Il faudra se mettre "à l'écoute des demandes, des angoisses, des espérances de chaque Eglise, de chaque peuple et nation, mais aussi à l'écoute du monde, des défis et des changements qu'il nous présente".

Enfin le pape a mis en avant le "discernement spirituel" nécessaire à la réussite de ce synode. Ce discernement doit se faire "dans l'adoration, dans la prière, au contact de la Parole de Dieu", a-t-il précisé. Ce discernement doit conduire à "nous vider, à nous libérer de ce qui est mondain, et aussi de nos fermetures et de nos modèles pastoraux répétitifs".

En conclusion, le pape François a souhaité que les catholiques deviennent "des pèlerins amoureux de l'Evangile, ouverts aux surprises de l'Esprit".

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