--------------------------------------

--------------------------------------

Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

 

 

LIRE LES LECTURES DE LA MESSE
"Il fallait que Jésus ressuscite
d'entre les morts"

(Jn 20, 1-9)

 

Ressusciter : accueillir la vie

Hier soir, l'évangile nous parlait de la peur des femmes confrontées au mystère de la résurrection. Cette peur qui est la caractéristique de tout homme face à la vie, cette peur qui rend esclavage et qui empêche d'entendre le message de la résurrection.

Aujourd'hui, avec le disciple, "l'autre disciple", nous avons à nous "purifier des vieux ferments" de la peur et à accueillir le pain de la Pâque, la vie nouvelle en Christ.

Accueillir la vie nouvelle dans la foi !

Dans la mort et la résurrection du Christ, nous sommes libérés de nos peurs, nous sommes libres par rapport à la mort et au péché. Sur nous le péché n'a plus le pouvoir et la mort corporelle devient une étape sur le chemin de la vie éternelle. Voilà, le mystère de Pâques, voilà le sens du baptême, voilà ce à quoi nous sommes appelés : "Tout homme qui croit en lui reçoit le pardon des péchés" Ac 10, 43

Nous sommes libres, nous sommes vivants, nous sommes sauvés depuis notre baptême mais en somme-nous réellement persuadés ?

Est-ce la liberté et la vie qui dominent et règnent en nous, ou encore la mort et le péché ?

Est-ce de l'utopie ou du laxisme ? Nous sommes libres, mais une liberté qui ne se vit que dans l'amour et par l'amour de Dieu et du prochain. La vie est faite pour aimer et être aimé, en Dieu nous sommes appelés au bonheur des fils de Dieu. Il ne s'agit pas de faire n'importe quoi, il s'agit de vivre une vie nouvelle dans l'amour et dans la joie.

Etre "l'autre disciple", "le disciple que Jésus aimait"

Pour cela il faut se mettre à la suite du Christ, mettre sa foi en lui, mettre ses pas dans ses pas, unir notre coeur à son coeur. C'est ce qu'accomplit le disciple que Jésus aimait, l'autre disciple de l'évangile de Jean.

Cet autre disciple, ce disciple que Jésus aimait, nous pouvons le regarder de deux manières différentes. La tradition de l'Eglise y a vu la figure de l'apôtre Jean, à la suite de la finale de l'évangile. Mais, l'évangile de Jean nous livre lui une autre lecture (l'une n'annulant pas l'autre mais l'enrichissant !), le disciple que Jésus aimait c'est le baptisé qui reçoit dans sa vie et dans la foi le message de la résurrection. Jean ne donne jamais le nom de ce disciple, il invite chacun d'entre nous à se mettre à la place de ce disciple, il fait de nous un acteur de la vie du Christ. A travers la figure du disciple que Jésus aimait, c'est nous-mêmes qui sommes appelés à poser notre tête sur le coeur de Jésus à la Cène, à être là au pied de la croix avec Marie, à recevoir Marie comme notre mère et l'accueillir chez nous, à entrer dans le tombeau vide et à croire, à témoigner de ce que nous avons vu et vécu. Le disciple que Jésus aimait, c'est chaque baptisé qui reçoit dans sa vie le Christ et vit sa vie avec lui.

Vivre sans peur dans la grâce de notre baptême et dans l'abandon à l'Amour de Dieu

Si comme le disciple que Jésus aimait, nous mettons nos pas dans ceux du Seigneur, si nous l'accueillons dans notre coeur et notre vie, si nous mettons notre foi et notre espérance en lui en vivant dans l'amour de Dieu et du prochain, alors nous serons admis à la liberté des fils de Dieu dans laquelle nous sommes entrés par le baptême.

Par nous-mêmes, cela n'est pas toujours facile à vivre, mais nous sommes invités à le vivre en Eglise et avec les autres avec qui nous formons le corps du Christ. La messe n'est pas le lieu de l'obligation, elle est le lieu où se déploie la grâce et la liberté reçus au baptême. Elle est le lieu où le disciple devient corps du Christ et manifeste qu'il est ce disciple que Jésus aimait.

Monseigneur Damien Stampers
Vicaire général du diocèse de Blois

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article