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Durant le Carême 2021,
retrouvez le commentaire
de l'Evangile du jour
par Mgr Bruno Grua,
évêque de Saint-Flour

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Denier de l'Eglise du Cantal

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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

 

 

LIRE LES TEXTES DE LA MESSE
"Il guérit beaucoup de gens
atteints de toutes sortes de maladies"

(Mt 1, 29-39)

 

 

Chers fidèles du Christ,

Saint Marc au début de son évangile, commence par présenter cet homme de Nazareth qui est Jésus, comme le Christ, le Fils de Dieu.

Au début de son ministère, on le voit opérer beaucoup de miracles, en guérissant les malades et libérant des possédés. Jésus est donc un vrai médecin, mais un tout autre. IL est le médecin qui libère totalement l'homme. Celui qui guérit le corps, l'esprit et l'âme.

En ce dimanche de la Santé, portons à Jésus, ne serait-ce qu'en esprit, tous les malades, mais aussi les accompagnateurs, les soignants, les aumôniers ; bref tous ceux qui sont impliqués dans la pastorale de la santé. Tous ceux-là qui sont présents auprès de ceux qui souffrent, et les soutiennent. Comme Jésus qui relève la belle-mère de Simon, sachant nous relever les uns les autres, car "Dieu veut l'homme debout".

Dimanche dernier, Saint Marc avait insisté sur l'enseignement de Jésus qui était donné avec autorité ; et sur les guérisons. Aujourd'hui, il rajoute un troisième élément : celui de la prière. Une manière sans doute de nous rappeler l'importance de la prière dans la vie de tout baptisé.

Durant sa vie terrestre, Jésus avait guéri beaucoup de malades. Il avait beaucoup de malades. Il avait toujours eu une attention particulière pour les délaissés de la vie, les laissés pour compte. En son temps aussi, la maladie trouvait une sorte d'explication religieuse, au point que ceux qui guérissaient, étaient liés de près ou de loin au culte religieux. Il y avait comme un rapport entre la maladie et le péché.

Aujourd'hui encore, ce rapport n'a pas totalement disparu, pour ne pas affirmer qu'il existe toujours. Pour preuve, face à la Covid19 qui frappe aveuglement le monde, certains ont pensé que c'était une punition divine, parce que les hommes avaient trop péché. Fort heureusement que pour Jésus, ce rapport n'existe pas.

D'ailleurs Job dans la première lecture, est la figure même de l'homme touché dans sa chair ; mais refuse la culpabilité que ses amis voudraient le voir endosser. Job qui avait tout, manque de tout du jour au lendemain. Il perd ses enfants, son bétail, et même sa santé. Alors il lance ce cri du coeur : "Vraiment la vie de l'homme sur terre est une corvée". Mais il a toujours espoir qu'il va se relever un jour : "Quand pourrais-je me relever ?" dit-il. En vérité, même si le désespoir peut envahir le coeur, la vie que Dieu nos propose est plus forte que la mort. Job en est un exemple patent, il sera vainqueur de par l'espérance qui l'habite. Il va se relever !!!

Dans l'évangile également, Jésus relève la belle-mère de Pierre. "Il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait" nous rapporte Saint Marc. Et les exégètes nous précisent, que le terme utilisé pour signifier le relèvement de la belle-mère de Pierre, est le même utilisé pour parler de la résurrection de Christ. Au-delà donc de cette guérison, Saint Marc nous donne un signe avant-coureur du relèvement du Christ pour la vie éternelle.

Avec Jésus, la souffrance n'aura jamais le dernier mot. Comme Job, refusons la souffrance et remettons tout entre les mains du Tout-Puissant. La croix personne n'en veut, mais quand elle s'impose, il faut l'accepter avec foi ; car après la croix, c'est la gloire que nul ne pourra nous arracher. 

En Jésus, nous avons le modèle de l'amour. Ses paroles et ses actes manifestent la présence du règne de Dieu. C'est par LUI que nous pourrons nous RELEVER !!!

Abbé Mathias NDIAYE
Curé de la paroisse
Saint Laurent en Châtaigneraie

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