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Tous les jours, 
pendant la durée du confinement,
suivez le commentaire de l'Évangile
par Mgr Bruno GRUA

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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

 

Tous les jours, 
pendant la durée du confinement,
suivez le commentaire de l'Évangile
par Mgr Bruno GRUA.

 

 

Lundi 16 novembre
"Que veux-tu que je fasse pour toi ? - Seigneur, que je retrouve la vue" 
(Lc 18, 35-43)

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s'informa ce ce qu'il y avait. On lui apprit que c'était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s'écria : "Jésus, fils de David, prends pitié de moi !" Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : "Fils de David, prends pitié de moi !" Jésus s'arrêta et il ordonna qu'on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : "Que veux-tu que je fasse pour toi ?" Il répondit : "Seigneur, que je retrouve la vue." Et Jésus lui dit : "Retrouve la vue ! Ta foi t'a sauvé." A l'instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

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On peut lire les évangiles comme une histoire d’un lieu et d’un temps. Un aveugle, Jéricho, une rencontre, une guérison. On peut aussi les lire comme notre propre histoire : « Je suis l’aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir ». Oui, c’est moi qui suis aveugle de tant et tant de manières, aveugle aux souffrances, aux espoirs de mes frères, aveugle à la beauté du monde et de l’amour que Dieu veut m’offrir. C’est moi qui, dans ma foi, du fond de ma misère, m’écrie : « Jésus, fils de David, prend pitié de moi ». C’est auprès de moi que Jésus s’arrête pour que je m‘en approche ». C’est à moi qu’il demande : « Que veux tu que je fasse pour toi ? » Jésus n’a pas pour moi une recette toute prête. Sa question n’est pas de pure forme. Elle est invitation à aller jusqu’au fond de moi-même pour y découvrir ce dont j’ai le plus besoin et que Jésus peut me donner, la vue et plus encore le salut.

Dans le raidillon qui descend vers la grotte de Massabielle, la statue d’un aveugle, sans doute le bienfaiteur qui a offert ce monument, est accompagnée de cette parole : « Retrouver la foi, c’est plus important que de retrouver la vue ». Viens en aide Seigneur à mon peu de foi !

+ Bruno Grua

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