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Sur notre paroisse...

Saint-Antoine l'Egyptien - SAINT-ANTOINE

Date du pèlerinage : Jeudi de l'Ascension
Principales dévotions : les enfants en retard pour parler

Saint-Antoine était un ermite égyptien du IVe siècle. Après sa mort en 356, sa dépouille fut transporté à Alexandrie puis à Byzance. En 1070, lors d'une croisade, elle fut remise au croisé Jocelyn, baron du Viennois, à la condition qu'elle reçoive une digne sépulture et qu'un cloître soit bâti auprès de son tombeau. Le corps du saint fut ainsi ramené dans un village du Dauphiné situé près de Vienne, qui prendra plus tard le nom de Saint-Antoine-L'Abbaye. En 1095, à la suite d'une guérison miraculeuse, le pape Urbain II autorisa la création d'un ordre hospitalier, l'ordre de Saint-Antoine de Viennois, qui devait faire preuve de charité envers les pauvres et les malades. L'ordre implanta alors une abbaye à Saint-Antonin-L'Abbaye et des commanderies dans l'Europe entière. Une commanderie était à l'origine un établissement hospitalier ou une maison-forte dans lesquels les voyageurs, les pèlerins et les malades trouvaient gîte, soin et protection. Elle était de plus un relais entre les possessions de l'ordre ainsi qu'une exploitation agricole et relevait directement de l'abbaye-mère.

La commanderie de Saint-Antoine près de Marcolès a été fondée vers 1200 par le baron de Calvinet, jusqu'à son union en 1703 au monastère de Montsalvy, sur ordre de Louis XIV. Il y est dit par exemple qu'en 1523, la commanderie a comme prieur noble Jean de Méallet de Vitrac et qu'en 1658, Bernard Berenguier de Conquans y est nommé commandeur. On y découvre aussi l'origine du nom Saint-Antoine, protecteur du "feu sacré". La commanderie de Saint-Antoine, à mi-chemin des forts de Marcolès et de Leynac dépendait à cette époque de Marcolès.

En 1544, la commanderie est en partie détruite par les Hugenots et sera reconstruite en partie 40 ans plus tard. En 1703, par ordre de Louis XIV, la commanderie est unie au monastère de Montsalvy et devient un simple prieuré dont le titulaire, nommé par le Prince de Monaco, garde le titre de commandeur. Elle n'a plus alors aucun lien avec l'abbaye de Saint-Antoine-du-Viennois et l'ordre des Antonins. Au fil des ans, un village d'une vingtaine de feux s'installe aux alentours de la commanderie. Des pèlerinages à l'église de Saint-Antoine en l'honneur du saint protecteur des "pauvres ardents" ont lieu, semble-t-il, dès la fin du XIIIe siècle. Ils se multiplient par la suite quand Saint Antoine devient le protecteur de nombreuses maladies, en particulier lors des épidémies de peste. On y vient de toute la région depuis Aurillac et Ytrac. Au XVe siècle, le 17 janvier, fête de Saint Antoine, de nombreux marchands forains viennent installer leur étal.

Dans les relevés de l'ordre à la fin du XIVe siècle, l'Auvergne est partagé en deux commanderies régionales :

  • Frugères-Les-Mines en Haute-Loire,
  • Boutiers-Saint-Trojan en Charentes, à 5km de Cognac, dont dépendaient les commanderies de Saint-Antoine de Marcolès et de Vernols dans le Cantal.

Saint-Antoine n'a jamais été sous l'Ancien régime une paroisse au sens où l'entendait le découpage administratif d'alors. Elle l'est devenue ensuite, après la Révolution, quand l'Eglise n'a plus eu la haute-main sur l'organisation administrative du pays.

Saint-Antoine, hameau de Leynhac, est devenue une commune après 1790. Saint-Antoine n'a jamais rien eu à voir avec Marcolès au niveau du découpage administratif. Saint-Antoine était par ailleurs connu pour ses foires, c'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que les notaires Bardy, originaires de Saint-Etienne-de-Maurs, s'y sont installés. C'est en 1840 que Saint-Antoine devient une commune indépendante de celle de Leynhac.

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