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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

20121005_203914.jpgJacques Berthieu, né à Polminhac, prêtre diocésain de Saint-Flour en 1864, devenu jésuite, passa, plus de 20 ans à Madagascar, où il fut martyrisé en 1896.


Au-delà de son caractère religieux, la canonisation par le pape Benoît XVI à Rome, le 21 octobre 2012, est un événement important pour le Cantal, comme en témoignaient les 200 personnes présentes, le vendredi 5 octobre 2012, dans l’église de Polminhac, pour écouter l’évocation de la vie du père Berthieu.


Proposée par les Archives départementales du Cantal, à l’invitation de la commune et de la paroisse, la lecture alternée de lettres, de récits, de témoignages, a permis de retracer les grandes étapes de son existence. Commencée dans l’humble maison de Montlogis, elle aurait pu être celle d’un vicaire de campagne ; mais280px-Jacques Berthieu (1838-1896) elle s’élargit aux dimensions du monde. La « vieille croûte d’Auvergne », comme il se surnomme lui-même, traverse les mers et les océans, découvre un climat, des mœurs, des langues inconnus. En butte aux persécutions alternées de la France républicaine (qui chasse les congrégations) et des autorités malgaches dans le contexte tendu des guerres coloniales, Berthieu cultive inlassablement la vigne du Seigneur et la vigne tout court. Il catéchise, baptise, marie, visite des postes éloignés, enseigne à temps et à contretemps, dialogue, construit, jardine, découvre, s’émerveille, bataille, instruit, console, sans jamais se désintéresser de l’Auvergne ni de sa famille : vingt années tenaces, pleines d’espérance malgré les mille occasions de découragement. Il est massacré par les Menalamba le 8 juin 1896 à Ambiatibe et fut béatifié par Paul VI en 1965.


L’évocation de ce destin prodigieux s’est terminée par deux chants interprétés par les religieuses malgaches d’Aurillac et de Quézac. Chacun comprit alors pourquoi le père Berthieu fut sous le charme de la musique et du peuple de Madagascar. Le Cantal a donné son premier saint à l’Île Rouge, qui, un siècle plus tard, le lui rend bien !20121005_215132.jpg

 

Edouard BOUYE,

directeur des Archives départementales

du Cantal

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