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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

aumônierLa République Française a demandé officiellement aux curés de faire sonner le glas dans toutes les églises de France le 28 juillet dernier afin de commémorer le centième anniversaire du déclenchement de la première guerre mondiale. La guerre 14/18 fut un évènement terrible sur le plan humain, ce fut un évènement dramatique qui marqua la fin d’un monde et un tournant pour notre Europe. Des empires s’effondrèrent : Austro-Hongrois, Allemand, Russe, Ottoman.

 

Le clergé français versa sa tribu à la Grande Guerre. 30 000 ecclésiastiques furent mobilisés dont 19 000 prêtres, 4 000 séminaristes et 7 000 religieux. On finit par compter dans l’armée française 1 000 aumôniers militaires. Leurs actions ne se bornaient pas seulement à apporter le secours de la religion, à donner les sacrements à ceux qui en faisaient la demande. Vivants avec les troupes de premières lignes au front, les aumôniers en partageaient les dangers et beaucoup y périrent. Leurs principales missions d’apostolat fut de réconforter, de soutenir et d’aimer leurs camarades de misère dans les plus rudes circonstances et dans les pires moments leur parler du Dieu trois fois Saint. Certains de ses nombreux aumôniers militaires resteront célèbres comme le Bienheureux Daniel Brottier, le Père Paul Doncoeur et le Père Jésuite Paul Ménard.

 

Le mois d’octobre marque la fête de Notre-Dame du Rosaire qui rappelle que le 7 octobre 1571, l’Occident fut libéré de la menace turque par la victoire providentielle de Lepante. On attribua cette victoire à la récitation du Rosaire. Le pape Saint Pie V demanda à tous les chrétiens de prier avec le chapelet pour soutenir les armées coalisées contre l’envahisseur turc musulman. La Vierge Marie tient une place particulière dans le mystère du Salut de l’humanité. Un autre phénomène extraordinaire, miraculeux est à signaler avec l’énigme du « miracle » de la Marne en 1914. J’en profite pour vous en parler parce qu’il est peu connu.

 

Résumons ces jours cruciaux de la bataille de la Marne. Jusqu’au 2 septembre 1914, l’armée allemande enveloppe les armées alliées. Les occupants paradent, sûrs de leur victoire. Ils pillent les caves des villages marnais désertés et chantent « cocorico » car le coq gaulois semble avoir du plomb dans l’aile. Dans deux ou trois jours, l’armée allemande sera à Paris. Cela s’arrose !

 

Pour les Uhlans, Paris sera la « cerise sur le gâteau ». La partie est gagnée ! Pourtant le général allemand Von Kluck décide de contourner le gros des forces françaises par le sud avant de les anéantir. Mais il ne faut pas vendre la peau du coq gaulois avant de l’avoir plumé ! La ville lumière peut attendre avant d’être croquée. Pour la première fois dans l’histoire, 2 millions d’hommes vont s’affronter à mort sur un front de plus de deux cents kilomètres. Une bataille dont dépend le sort de la France, fille aînée de l’Eglise.

 

A Barcy, l’armée allemande fait une dernière halte et brusquement ils sont contraints au repli. Après ce renversement mystérieux, des prisonniers allemands blessés ont tenu des propos surprenants. Le 3 janvier 1915, un prêtre allemand, blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses infirmières. Il leur dit : « Comme soldat, je devrais garder le silence, mais comme prêtre, je dois dire ce que j’ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d’être refoulés, car nous étions légions comparés aux français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge, toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris. Elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser… Cela, je l’ai vu et un grand nombre des nôtres aussi. »

Une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux écrit ces paroles recueillies d’un allemand (catholique). Grièvement atteint et jugé perdu, il confie : « Si j’étais au front, je serai fusillé, car défense a été faite sous peine de mort de raconter ce que je vais vous dire. Vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n’avons pas pu aller plus loin. Une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l’ordre d’avancer. Pendant plusieurs jours, nous ne savions pas si c’était une de vos saintes nationales : Geneviève ou Jeanne d’Arc. Après, nous avons compris que c’était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, elle nous repoussa avec tant de force que tous comme un seul homme, nous nous sommes enfuis… Ce que je vous dis là, vous l’entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100 000 hommes qui l’avons vu ! »

 

aumonier-1.jpgA la même époque, deux officiers allemands prisonniers et blessés sont conduits dans un hôpital français de la Croix-Rouge. Quand ils aperçoivent une statue de Notre-Dame de Lourdes, une infirmière parlant allemand peut les entendre s’exclamer : « Oh ! La Vierge de la Marne ! ». Elle veut les faire parler, mais ils s’y refusent.  Un soldat allemand également blessé, entrant dans la chapelle de la rue du Bac à Paris, se serait semblablement écrié en voyant la médaille miraculeuse : « Ah ! La voilà la Vierge de la Marne ! ». Il existe qu’un seul témoignage nominatif, encore est-il oral, celui de madame Bongard épouse d’un ancien maire de Barcy, au sujet de sa mère en 1914. Celle-ci offrait ses services dans les hôpitaux. Voici ses propos : « Les blessés allemands, par centaines, disait tous la même chose : ‘C’est incompréhensible… C’est la Sainte Vierge qui nous a repoussés. Nous l’avons vraiment vu et pourtant nous étions les plus forts. Nous étions entrain d’écraser les lignes françaises, nous allions arriver à Paris et brusquement ce fut la débacle ! Nous l’avons vu, elle, la Sainte Vierge. Etait-ce une apparition, un délire ? De la main, elle nous repoussait et devant cette force surnaturelle, nous avons fui… On ne pouvait plus avancer !’ ».

 

Plusieurs de ces témoignages vont être repris par des journaux locaux comme « Le Courrier de Saint-Lô » en 1915, « Le Courrier de la Manche » les 14 janvier et 8 septembre 1917. Libre à chacun de croire ou non à cette apparition mariale sur laquelle aucune enquête ecclésiastique n’a été menée. En revanche, l’intervention du Ciel paraît indubitable. Monseigneur Emmanuel Marbeau, à l’époque, évêque de Meaux, dira : « La victoire de la Marne a été une œuvre providentielle si merveilleuse que les plus aveugles ne peuvent s’empêcher de reconnaître son caractère extraordinaire. » Conformément à son vœu fait le 8 septembre 1914 de faire édifier une statue à la gloire de Notre-Dame si sa ville est épargnée.

 

« Le même jour - rappelle l’historien Louis Fontaine, auteur du libre « Il y a 100 ans… la Marne » (édition L’Orme Rond) - Marie apparaît en Reine de France à une future religieuse, Marcelle Souchon, en prière dans une chapelle de Versailles. Elle lui précise qu’elle n’a pas oublié le vœu du roi Louix XIII : ‘Ne crains rien, elle est toujours mienne. Vois, je garde (la France) ». Un tableau de l’apparition est encore dans cette chapelle à Notre-Dame des Armées (Il n’y        a eu aucune enquête diocésaine sur cette apparition donc aucune conclusion officielle précise le diocèse de Versailles).

 

Le 9 juin 1924, une statue « Notre-Dame de la Marne » sera inaugurée à Barcy pour marquer l’endroit le plus extrême de l’avancée ennemie. A la demande de Monseigneur Marbeau, on y grava la mention « Tu n’iras pas plus loin ». Le jour de l’inauguration de la statue, le prédicateur, le révérend Père Gillet parle bien d’une collaboration entre les soldats français et l’action de la Providence mais pas d’apparition. Prudence oblige ! Ceci dit, quoi qu’il en soit, le « miracle » de la Marne ne signera pas la fin des hostilités. La bataille de la Marne était gagnée, mais la guerre, elle, allait continuer. Quatre années interminables, 8 millions et demie de morts militaires (français – allemands) dont 1,3 millions de français (27% des 18-27 ans), sans parler des civils. Et puis, en 1917, le 13 octobre, la Sainte Vierge apparaîtra de nouveau à trois petits enfants portugais à Fatima. Marie apparaît depuis le 13 mai où elle leur a dit : « Récitez le chapelet tous les jours afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. » Elle se présente sous le vocable : « Je suis Notre-Dame du Rosaire ».

 

Puisse encore maintenant Notre-Dame du Rosaire, nous apporter la Paix dans nos cœurs, la paix dans les familles, la paix pour le monde, hier, aujourd’hui et toujours.

 

L’abbé Patrick JOLY, 

votre curé

 

Engagement à réciter le chapelet pour la PAIX

 

chapeletÔ ma Mère, Très Sainte Vierge Marie,

Bien souvent la dévotion du Rosaire a apporté la paix à l’Eglise persécutée et tourmentée

Vous-même à Fatima, vous avez demandé que l’on récite le chapelet tous les jours

Pour obtenir la paix du monde.

 

Désirant satisfaire à cette demande, et me confiant à la bonté de votre Cœur Immaculé,

Je prends l’engagement de réciter le chapelet tous les jours,

Pour que vous accordiez la paix à notre Patrie et au monde,

Et afin que nous restions fidèles à votre Divin Fils.

 

Donnez-moi, je vous prie, votre bénédiction,

Pour que je sois fidèle à cette résolution.

 

 

Amen.

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