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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

vatican-cathedrale-saint-pierre.jpgDémission ? Abdication ? Renonciation ? Un pape ne peut remettre sa démission ni aux cardinaux ni aux fidèles. Il n'a pas de supérieur, sinon Dieu. Il ne peut non plus déléguer son pouvoir, ni abdiquer comme un monarque : le pape n'a pas de prince héritier. Il peut encore moins être destitué par un conseil, comme des chefs d'Etat ou d'entreprise qui ne recueilleraient plus la majorité au Parlement ou au conseil d'administration.

 

Aujourd'hui, le droit canon prévoit clairement dans quelles conditions le pape peut renoncer à sa fonction. Le code de 1983 parle de "renonciation" : "S'il arrive que le pontife romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu'elle soit manifestée, mais non pas qu'elle soit acceptée par qui que ce soit."

 

Le texte insiste sur la totale liberté du pape. La manière de porter la renonciation à la connaissance du monde n'est pas précisée. Ce peut-être une déclaration de la bouche du pontife ou la lecture d'un texte officiel par le porte-parole, ou par tout autre personne dûment mandatée par le pape... Dès qu'elle a été rendue publique, la renonciation est effective.

 

Les mesures pratiques n'ont pas été fixées non plus pour un tel retrait nécessairement rapide. Il est probable que Benoît XVI, en annonçant sa démission, a au préalable réglé tous les détails de son départ et de sa retraite avec ses proches. Le pape retiré peut choisir son lieu de résidence, pourquoi pas la clôture d'un monastère.

 

La retraite du pape doit être absolue, sans plus aucune intervention dans le gouvernement de l'Eglise. En effet, dès la renonciation connue, le pape pourra quitter le Vatican sans cérémonie particulière.

 

Le cardinal camerlingue va constituer aussitôt, avec trois autres cardinaux, la congrégation spéciale chargée de piloter les mesures quotidiennes pendant la vacance, et convoquer la congrégation générale des cardinaux pour l'organisation du conclave.

 

Dès lors, le déroulement des opérations électorales se fera sans heurt, selon l'ordonnance prévue par Jean-Paul II en 1996, dans la constitution apostolique Universi dominici gregis.

 

Source : La Vie

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