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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

1551464_829079970449113_7505757915111949849_n.pngLe journal La Croix a publié le 6 juin dernier un article très intéressant qui dresse l'état des lieux de la situation de l'Eglise catholique en France.


Il est constaté une baisse générale du nombre de baptisés en France, conforme en cela à une tendance déjà ancienne. En 2000, pour la première fois, la moitié d'une classe d'âge était baptisée, 46 % en 2004, et seulement 32 % en 2013. Mais de fortes disparités perdurent entre les diocèses, liées aux traditions locales, l'évolution démographique et la situation urbaine ou rurale.

 

Trois diocèses de régions parisienne apparaissent parmi les territoires où le rapport entre le nombre de baptêmes d'enfants de moins de 7 ans et celui des naissances est le plus faible : moins de 10 % à Saint-Denis, 15,7 % à Créteil et 17 % à Pontoise. Même si, du fait de la forte densité de la population, le nombre de baptêmes (environ 3 000), reste élevé.

 

C'est le contraire dans les territoires ruraux : le nombre de baptisés est peu élevé (car la population est plus rare), mais le taux de baptême reste parmi les plus hauts. A Saint-Flour, 75 % d'une classe d'âge est encore baptisée (En 2013 pour notre diocèse, 935 baptêmes dont 7 adultes de +18 ans, 84 confirmations et 205 mariages dont 18 mixtes c'est à dire avec un non baptisé). A Mende, on observe un pourcentage de 62,4 % pour 448 baptêmes, et 63,4 % à Coutances pour 3 363 baptêmes. Le record du nombre de baptêmes est cependant détenu par Arras, avec 9 890 baptisés.

 

Le nombre de prêtres actifs (âgés de moins de 75 ans), à l'horizon 2024 montre une trèsprêtres-mpi forte diminution du clergé par rapport à aujourd'hui. Au total, le nombre de prêtres français passera de 5 806 aujourd'hui à 4 257 en 2024, en comptant les 664 séminaristes actuellement formés dans les diocèses français. Si pour certains diocèses, les écarts sont très importants, comme à Chalons (- 60%), Viviers (- 65%), Rodez (- 66%), la moyenne française s'établit autour de - 25% : les diocèses français perdront en moyenne un quart de leurs effectifs de prêtres actifs, d'ici à 2024. Le diocèse de Saint-Flour compte en 2013 30 prêtres actifs. A l'horizon 2024, les prévisions sont de 19 prêtres actifs (soit - 37%). En 2013, sur le diocèse de Saint-Flour on compte un prêtre pour 4 939 habitants.

 

En revanche, quatre diocèses affichent un solde positif : Avignon (+ 20%), Fréjus (+ 15%), Versailles (+ 7%) et Chartres (+ 4%). Pourquoi cette hausse ? Soit ces diocèses ont une politique d'accueil, dans les paroisses et les séminaires, de communautés étrangères, comme à Avignon et Toulon, soit ils conservent un fort ancrage catholique (Versailles). Au Havre, la légère hausse peut s'expliquer par le fait que le clergé de ce diocèse a déjà atteint sa "transition démographique", avec un grand nombre de prêtres de plus de 75 ans. C'est aussi le cas à Créteil et au Havre, dont le nombre de prêtres actifs devrait rester stable.

 

Ces chiffres permettent également de constater que comparé à d'autres régions du monde, la France reste encore bien lotie, en ce qui concerne le nombre de catholiques par prêtres. L'Hexagone compte ainsi 2 5257 catholiques par prêtre, contre 4 959 en Afrique et 7 883 en Amérique latine.

 

Voir l'article du journal La Croix

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