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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Dans le cadre du 50e anniversaire de la consécration de l'église du Rouget, la paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie avait organisé deux conférences. 

 

P1020941.jpgLa première, qui a eu lieu le vendredi 12 octobre, était donnée par Edouard Bouyé, directeur des Archives départemantales du Cantal, qui a présenté l'histoire de la création de la commune. Le Rouget est une commune relativement jeune, dont le territoire faisait partie de la commune voisine de Saint-Mamet, le chef-lieu de canton. C'est lors de l'installation d'une gare sur la ligne reliant Clermont-Ferrand et Toulouse que la zone composée alors de plusieurs lieux-dits commença à se développer économiquement, principalement grâce à l'industrie du bois. Parallèlement, la volonté d'émancipation des habitants grandit. Le 15 septembre 1945, une ordonnance du général de Gaulle, créa officiellement la commune du Rouget sur son territoire actuel, constitué de zones ayant appartenu aux communes voisines de Saint-Mamet, Pers et Cayrols.

 

Edouard Bouyé s'est penché ensuite sur la création de la paroisse. Les habitants obtiennent de l'évêché de devenir une paroisse en 1946, et une chapelle provisoire, est dédiée à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. Cette chapelle devenant rapidement insuffisante, les habitants décident la construction de l’église définitive. Le 12 août 1962, l’église du Rouget est inaugurée solennellement, par une messe célébrée par le curé bâtisseur l’abbé Jean-Marie Bédoussac, en présence de Monseigneur Maurice Pourchet, évêque de Saint-Flour mais en présence de Monseigneur Marty, alors archevêque de Reims, ancien évêque de Saint-Flour et futur cardinal archevêque de Paris et Monseigneur Marius MAZIERS, évêque auxiliaire de Lyon à l'époque et futur archevêque de Bordeaux.

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Jean Labellie, créateur des vitraux et auteurs des oeuvres d'art sacré contemporaines de l'église, a pris le relais et a expliqué l'histoire et le sens de ces oeuvres qui habillent l'intérieur de l'église. De la grande verrière au chemin de vie, en passant par le chemin de croix... chaque oeuvre est commentée par l'artiste qui a atteint là sa plénitude théologique et spirituelle.

 

Le samedi après-midi, la paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie recevait Frère Vincent, de la communauté Saint Jean du prieuré de Murat, qui lui s'est penché sur les écrits autobiographiques de sainte Thérèse "Histoire d'une âme". En racontant sa vie, Thérèse de Lisieux développe de manière simple une véritable théologie, qu'on appellera celle de la "petite voie". A sa mort, Thérèse laisse trois manuscrits autobiographiques d'inégale longueur, composés à la demande de trois personnes différentes.

Ces manuscrits fondus en un tout, et fort remaniés - par sa soeur aînée - dans le style et la distribution des matières, parurent pour la première fois dès 1898. Après le décès de sa soeur aînée, en 1951, des démarches furent entreprises à Rome en vue d'obtenir l'autorisation d'éditer les manuscrits de Thérèse dans leur teneur originelle. La première édition parut, en avril 1956, à l'Office central de Lisieux. Ce livre toucha des millions de lecteurs et fut traduit en trente-cinq langues. 

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Elle y explique ce qu'elle appelle la "petite voie", une petite voie, selon elle, toute droite pour aller à Dieu, faite d'humilité et d'absolue confiance dans Sa Miséricorde, un chemin praticable par tous. Cette autobiographie est sous-titrée "Histoire printanière d'une petite fleur blanche" à cause de la petite fleur utilisée par sainte Thérèse pour parler d'elle-même. 

 

Le Père Henri Révéreau, missionnaire de Sainte Thérèse, a de son côté expliqué comment en découvrant l'église Sainte Thérèse du Rouget, il a été transporté par les oeuvres de Jean Labellie. A chaque oeuvre de l'artiste, il a proposé de belles méditations poétiques et profondes que l'on peut retrouver en achetant le livre "Un chemin vers l'Essentiel" édité par les amis du patrimoine de Haute-Auvergne. L'un a mis au service des autres tout son art de créateur par la peinture, l'autre ouvre une nouvelle porte par la mystique, la contemplation et la prière pour nous conduire à "l'Essentiel"...

 

Pour aller plus loin :

- site internet des Archives départementales du Cantal

- site internet de Jean Labellie

- site internet de la communauté des frères de Saint Jean du prieuré Sainte Thérèse de Murat

- site internet de la congrégation des frères missionnaires de sainte Thérèse - Abbaye de Bassac

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