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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Décidément, cette crise sanitaire dont nous sortons péniblement, est pleine d’enseignements humains et spirituels. Il y a toujours un bien ou un mieux qu’on tire d’un mal ! 

Tandis que nous avions commencé tranquillement le Carême, le monde entier est entré en confinement total suite à cette pandémie du coronavirus ou covid 19. Un très "minuscule" virus a arrêté subitement la planète. Du jamais vu dans l’histoire de l’homme !

L’homme moderne qui se croyait invulnérable, qui a su marcher sur la lune, qui a bâti des îles pour "extrêmement riches" dans le golfe arabique, cet homme qui se croit super-hyper-puissant a été arrêté brusquement dans son orgueil démoniaque, qui veut faire des enfants sans passer par les voies naturelles, qui veut créer des hommes augmentés (on utilise le terme d’homme augmenté lorsque la technologie renforce ses capacités humaines par la robotique informatisée, pour faire aussi des "super soldats" et s’octroyer l’Eternité), qui manipule les gênes et les génomes sous prétexte de faire avancer la science, qui contredit les lois naturelles et bien sûr, qui veut s’affranchir de Dieu, s’est trouvé "le cul par terre" avec cette nouvelle épidémie.

D’abord, regardons d’un peu plus près d’où vient ce virus. Il nous arrive de Chine, de la Chine communiste.  Le régime politique chinois confisque la citoyenneté au peuple mais il offre, en échange, fierté, stabilité et prospérité. Un peuple qui met fin à ce qu’on appelle le siècle de l’humiliation (voir l’historique et ses conséquences de la guerre dite "de l’opium", faite par les occidentaux au 19e siècle). La Chine retrouve actuellement sa puissance millénaire. Stabilité d’un régime qui assure l’ordre en n’accordant aucune chance  à l’opposition, jusqu’à mener une terrible répression contre les Tibétains (envahis en 1950) contre les Ouïghours et bien sûr les chrétiens, qui accorde la prospérité à des centaines de millions de personnes sorties de la pauvreté, d’une classe moyenne à l’appétit de consommation insatiable. Quand le citoyen est surveillé, maltraité ou muselé, le consommateur chinois est choyé, comblé, gavé … L’héroïque docteur Li est un martyr de la vérité, du bien commun. N’écoutant que son devoir, le docteur Li a été sanctionné, jugé coupable de trouble au mensonge politique de son pays. Il a fini par mourir en prison, où l’a jeté le pouvoir, de la maladie du coronavirus qu’il avait, en vain, tenté d’empêcher de se transformer en épidémie. Il ne fallait pas stopper les affaires économiques. 

Or, l’affaire du coronavirus intervient après une longue série de scandales sanitaires qui ont eu un profond impact sur l’opinion publique chinoise, touchant aussi bien le lait infantile en poudre (300 000 malades en 2008) que le vaccin défectueux contre la rage, les produits sanguins trafiqués ou la sauce soja enrichie à l’huile de vidange ! "Faire du fric, toujours du fric" ! Le gouvernement chinois nous a même menti sur le nombre de morts atteints par le coronavirus, à peine 60 000 morts en Chine…

En France, aussi, le gouvernement a menti : l’affaire des tests, l’affaire des masque pas nécessaires … parce que pas de masques au début de l’épidémie française, absolument nécessaires maintenant ! Gouverner, c’est prévoir nous fait dire le vieil adage populaire ! Je n’en dirai pas davantage ! mais on nous prend vraiment pour des "veaux" ! 

J’espère que cette pandémie va permettre à "notre cher vieux pays" de réfléchir aux moyens et aux modes d’actions à mettre en oeuvre pour tenter de reconquérir notre indépendance nationale, tant alimentaire que sanitaire et pourquoi pas énergétique !!!

Les gouvernants veulent réécrire l’histoire à leur avantage et faire oublier les ratés, les inconséquences, les mensonges, les dissimulations.

Chers amis du Christ, dans le fond, ce confinement de deux mois nous a obligés à faire un vrai carême. Nous étions privés de libertés, de l’eucharistie qui nous rassemble chaque dimanche, privés de liens sociaux, familiaux, professionnels, sportifs, culturels. Cette "solitude" en premier lieu nous a renvoyés à nous-mêmes sous le regard de Dieu. Chaque jour du confinement, l’annonce de nouveaux morts, a peu près de tous les âges, nous a rappelé la fragilité de notre existence, l’importance de vivre de la grâce du Christ Jésus et sous son regard, la nécessité aussi d’être prêt a tout instant à paraître devant Lui !

Il faut nous poser la question cruciale : est-ce que toutes ces calamités ne sont pas la conséquence de nos pêchés collectifs ? A longueur de journées, nous avons vu à la télévision les courbes des malades ou des morts ; c’était très impressionnant, dramatique même ! Mais n’oublions pas non plus que, par exemple en Belgique, en un an 3 000 personnes ont été euthanasiées. Je ne parle pas du nombre d’avortements en Europe… Des pêchés collectifs qui se déroulent dans le silence assourdissant de nos sociétés dites "modernes".

Tout cela ce sont des pêchés qui crient vers le ciel. Dieu ne veut pas la mort du pêcheur, mais il veut qu’il se convertisse et qu’il vive ! Les forces du mal nous enténèbrent. Les lois humaines ne tiennent plus compte de la Loi Divine du "Tu ne tueras pas". Nos sociétés ne veulent plus vivre avec Dieu. Dieu nous fait signe et nous invite à la vie et nous sommes indifférents : "La maison brûle et nous regardons ailleurs".

Heureusement, nous avons pu voir aussi de formidables témoignages humains durant la pandémie ; je pense spécialement aux médecins, aux infirmières, aux aides-soignants et tous ceux qui s’occupent des malades, qui parfois ont donné leurs vies pour sauver les autres. Magnifiques !!! Magnifique solidarité toute évangélique !

On pourrait aussi se poser la question du pourquoi de cette pandémie ? Ces virus pathogènes ne proviennent pas directement de l’homme (VIH, Ebola, Zika, Sars-Cov et aujourd’hui Covid 19) mais c’est bien la croissance anarchique qui ne respecte pas l’écologie planétaire de l’activité humaine, son emprise non maîtrisée qui semble sans limites sur les différents milieux naturels, l’augmentation des déplacements des populations dans certaines zones du globe, qu’elles se fassent par la terre, par la mer, par les airs. Qui les amène et qui en est responsable ? ? Nos politiques n’ont plus le choix ; ils doivent impérativement prendre en compte l’Ecologie dans les programmes de développement humain. Le pape François nous le rappelle dans son encyclique "Laudato si" : l’écologie intégrale.

Certains pays, comme les Etats-Unis d’Amérique, qui se pensent les rois du monde et qui prônent l’argent seul maître de l’univers, annonçaient, parce que contrariés par la pandémie, qu’ils se retranchaient à vouloir réduire de moitié leur participation au fonds de l’Organisation Mondiale de la Santé. Rappelons-nous le discours de Saint Jean-Paul II, pape, le 7 octobre 1979 à Washington sur la défense de la vie : "Chaque fois que la vie humaine sera menacée, nous nous lèverons. Lorsque le caractère sacré de la vie avant la naissance sera attaqué, nous nous lèverons. Lorsque l’enfant sera considéré comme un moyen de satisfaire un besoin émotionnel, nous nous lèverons". Cette exhortation est un puissant encouragement à ne jamais baisser les bras. "En Jésus-Christ, ajoutait le pape polonais, nous trouvons le courage, la persévérance et la créativité pour promouvoir et défendre la vie dans le monde".

Chers amis du Christ Jésus, profitons de l’occasion pour changer de vie en sachant nous abandonner à la divine Providence. Cela demande une conversion collective et personnelle.

Prions pour que, une fois l’épreuve surmontée, nous ne reprenions pas nos vies d’avant, que nous tirions des événements actuels, les bonnes leçons pour grandir dans la foi, grandir dans la vie, mieux aimer la création, mieux aimer le Créateur. Revenons à l’essentiel.

Courage et confiance. Jésus a vaincu le monde.

L’abbé Patrick Joly
Votre curé

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