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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Programmation spéciale confinement

Il est évident que rien ne remplace l’assistance à la messe dominicale ! Cependant, en période de confinement, comment pouvons-nous suivre le mieux possible la liturgie dominicale en affrontant le principal ennemi : la durée du confinement ?

Les réseaux sociaux n’ont jamais vu autant d’offices et de messes en direct ! Ces messes intimistes permettent de suivre au plus près chacun des gestes du prêtre, entrant davantage dans le grand mystère de l’eucharistie.

Les fidèles ont alors le choix de pouvoir suivre une communauté en particulier ou de se joindre aux messes grand public diffusées par les habitués de ces précieuses émissions que sont KTO et Le Jour du Seigneur. Lorsque l’on regarde la messe à la télévision, beaucoup essaient de s’y associer pleinement en vivant une véritable communion. 

La communion du désir, vous connaissez... ?

Peu le savent : l’Eglise n’oblige en effet personne à communier. Il est même requis de communier (et de se confesser) au minimum une fois par an, si possible à Pâques.

Indépendamment de cette règle, et comme le déclare le Concile Vatican II (SC 55), la communion fréquente est recommandée par l’Eglise latine, et c’est peut-être une particularité. Car, en Orient, le lien à la communion est beaucoup plus réservé, tout comme est absente l’adoration eucharistique. Ainsi, depuis environ un siècle, s’est développée la possibilité de recevoir habituellement le Seigneur dans la communion, entraînant un appétit sacramentel louable et fécond. Cependant, la communion n’est pas un dû, mais un don. C’est pourquoi, lorsqu’on en est empêché pour différentes raisons, l’Eglise a toujours encouragé ce qu’elle appelle la communion spirituelle appelée aussi la communion du désir.

La communion spirituelle réside dans le souhait de désirer communier de tout son cœur, le manifester explicitement dans la prière et/ou l’attitude  corporelle. Saint Thomas d’Aquin précise même que tout se passe "comme si on l'avait reçu" et ajoute : "Comme l'autre communion. (...) elle soutient, fortifie, répare et réjouit". 

La communion spirituelle est en fait une réalité pour beaucoup de chrétiens dans le monde : les personnes âgées ou malades qui n’ont que la messe à la télévision ou à la radio, ou encore les chrétiens persécutés pour leur foi. En Amazonie, pour reprendre une récente actualité ecclésiale, la communion spirituelle est même très habituelle, tant le manque de prêtres est criant et les églises où la messe est célébrée parfois trop éloignées de certains villages.

Finalement, le moteur est toujours le même : l’union au Christ qui se donne. Ce Christ qui ne se reçoit qu’à la mesure de notre désir. Plus nous le désirons, plus il s’installe dans nos vies pour les changer et les faire ressembler à la sienne. De telle sorte que nous puissions dire avec saint Paul : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi" (Ga 2, 20).

Les pères du désert communiaient très peu. Pendant le Carême 1211, saint François d’Assise partit lui-même pendant quarante jours sur une île du lac de Pérouse, avec deux petits pains. Dans le jeûne et la prière, lui qui a écrit tant de beaux textes sur la dévotion eucharistique, se priva de messe et de communion pour se préparer à Pâques. Au Carmel de Lisieux, du temps de sainte Thérèse, on ne communiait pas tous les jours. Dans sa magnifique prière d’offrande à l’amour miséricordieux, Thérèse dit d’ailleurs sa souffrance de ne pouvoir communier aussi souvent qu’elle le voudrait.

Et si cette période inédite de précaution sanitaire nous renouvelait à la fois dans notre désir d’avoir « faim du Christ » et aussi dans notre façon de communier ? Nous nous avançons parfois au pied de l’autel dans de médiocres dispositions, par habitude, machinalement. On peut même penser qu’une communion spirituelle vécue avec ferveur peut produire plus de fruits qu’une communion sacramentelle tiède ! Dans le même esprit, cette privation peut nous aider à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères empêchés de communier et qui le désirent pourtant de tout leur cœur. Nous grandirons ainsi tous dans le mystère de la foi et l’amour de l’Eucharistie !

Restons donc unis à Jésus dans l'hostie, non en la recevant corporellement et sacramentellement mais par un Désir du coeur procédant d'une grande foi en la personne du Christ Sauveur.

"La communion de Désir ou Communion Spirituelle « consiste dans un ardant désir de recevoir Jésus et dans un sentiment affectueux comme si on l’avait reçu" (Saint Thomas d’Aquin).

"Dans cette communion de Désir vous pourrez découvrir que Jésus y œuvre puissamment à votre égard ……. parce que vous êtes humble et vrai dans votre relation avec lui" (Père Gérard Berliet.)

Prières possible pour la Communion de Désir :

S’il ne m’est pas donné de Te recevoir dans cette hostie Seigneur,
je Te sais assez puissant
pour que Tu te donnes à moi autrement.
Mon cœur Te désire,
Seigneur viens.

***

Seigneur, en union avec les prêtres de chaque autel de ton Eglise,
où ton Corps et ton Sang très saint sont offerts au Père,
je veux t'offrir des louanges et des actions de grâces.
Je t'offre mon âme et mon corps, avec le désir ardent d'être toujours uni à toi ;
Comme je ne peux pas te recevoir sacramentellement,
je te demande de venir spirituellement dans mon coeur.
Je me joins à toi, et t'embrasse avec toute l'affection de mon âme.
Que rien ne me sépare de toi, et que je vive et meure dans ton amour.

Amen.

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CYPIERES 28/03/2020 10:24

Bonjour,est ce que l'église s'est conféssé publiquement de ses mensonges sur la pédophilie ?.

Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie 28/03/2020 15:17

Bonjour, le Pape François a demandé publiquement pardon à plusieurs reprises au nom de l'Eglise pour les abus sexuels perpétrés par les religieux et les prêtres de l'Eglise catholique. De nombreux prêtres et religieux sont condamnés par la justice ou sont en attente d'être jugés (notamment dans le Cantal), des prêtres se sont suicidés quand ils ont réalisé l'horreur qu'ils avaient commis. Des évêques ont été condamnés en justice et poussés à démissionner pour n'avoir pas dénoncé les faits, d'autres ont été accusé à tort... Des mesures ont été prises par l'Eglise pour que cela n'arrive plus. Mais on ne peut-être sûr de rien ! Les actes de pédophilie sont abominables. Le bon développement des enfants relève de la responsabilité des adultes. Abuser d’eux est criminel. On ne le dira jamais assez.