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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Avec le premier dimanche de l’Avent commence une nouvelle année liturgique. Nous allons méditer sur l’Evangile selon Saint Marc.

De plus à partir du dimanche 3 décembre, 1er de l’Avent, la prière du Notre Père entre en vigueur selon la volonté du souverain pontife François, dans toutes les célébrations religieuses catholiques. Cette décision prend effet à partir de ce jour précis. Dorénavant tout fidèle catholique devra dire :

« Ne nous laisse pas entrer en tentation »
au lieu de « Ne nous soumets pas à la tentation ».

Un vieil adage populaire dit : « traduction égale trahison ! ». Avant le Concile Vatican II on disait alors « Ne nous laisse pas succomber à la tentation ». En français, on vouvoyait Dieu alors qu’en latin dans la prière on tutoyait Dieu. Le vous n’existe pas en latin. Le concile Vatican II nous a permis de dire « tu » à Dieu. Première vérité sur la traduction du Notre Père en français venant du latin. Au bout de 52 années de traduction liturgique les exégètes, les théologiens, les liturges ont décidé de se mettre d’accord sur une nouvelle traduction plus proche de la langue parlée par Jésus, l’araméen (dialecte venant de l’hébreu).

L’abbé Jean Carmignac (1914-1986) soulignait un caractère inapproprié dans cette traduction de 1966. Il disait dans sa thèse : « Recherche sur le Notre Père » : « Si Dieu exerce le moindre rôle positif dans la tentation, Il ne peut plus être infiniment Saint ».

Saint Jacques lui même le rappelle dans son épître chapitre 1 verset 13 : « Dans l’épreuve de la tentation que personne ne dise : « ma tentation vient de Dieu ». Di

eu, en effet, ne peut être tenu de faire le mal et Lui-même ne tente personne ». Ce changement a le désir de s’approcher d’une meilleure compréhension. La tentation n’est pas une mise à l’épreuve de l’homme par Dieu !

L’écueil à éviter par-dessus tout, c’est de croire à la traduction parfaite, il n’y a pas de traduction parfaite ! Par contre il existe un risque, ô combien plus grand qu’une mauvaise traduction, c’est celui de réduire la prière du Notre Père à une simple formule liturgique rabâchée le dimanche à la messe. Le Notre Père est avant tout un enseignement du Christ Jésus à ses disciples. Ce n’est pas seulement une prière apprise par coeur, c’est une prière qui doit être vécue au quotidien, entre nous.

Chers fidèles, que la prière du Notre Père soit pour nous tous un chemin de l’Avent afin de bien préparer la venue de l’enfant Dieu. Bon Noël à chacun d’entre vous.

abbé Patrick JOLY,
votre curé

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