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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Le début du mois de novembre nous invite à célébrer la communion des saints. La solennité de la Toussaint nous permet d’honorer tous les saints connus et inconnus.

Croire à la communion des saints implique de croire que les pauvres pêcheurs que nous sommes sur cette terre peuvent « communier » à la sainteté des saints, c’est-à-dire bénéficier de leur sainteté et être sauvés grâce à leur sainteté.

Le catéchisme de l’Eglise catholique exprime cette doctrine en disant : « Notre prière peut aider nos morts dans leur épreuve de purification en vertu de ce qu’on appelle la communion des saints. »

La communion des saints, c’est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a dans le Christ Jésus, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les défunts. C’est cela que nous exprimons spirituellement en offrant une intention de messe pour un défunt au cours de l’Eucharistie ou encore d’une manière matérielle lorsque nous portons des fleurs sur les tombes de nos morts le jour de Toussaint.

Nous sommes unis en Dieu, à nos morts grâce à la communion des saints.

L’Eglise catholique dans sa grande sagesse a déclaré « la fête des morts » le lendemain de la Toussaint. Cette liturgie eucharistique s’intitule « commémoration de tous les fidèles défunts ». A chaque messe, l’Eglise prie d’abord pour tous ceux qui reposent dans le Christ mais elle élargit sa prière à tous les morts dont seul le Seigneur connait la foi, à tous les hommes qui ont quitté cette vie et dont le Seigneur connait la droiture.

En priant pour ceux qui ont quitté cette terre, nous demandons aussi à Dieu de faire grandir notre foi en son fils Jésus qui est ressuscité des morts, pour que soit plus vive notre espérance en la résurrection de nos frères et sœurs. Dans notre prière, nous affirmons que JESUS est le LIEN entre les morts et nous. Jésus nous unit les uns aux autres par le mystère de son amour dans le saint sacrifice de la messe.

Tant que nous parlons des morts, je voudrais vous signaler une déviance que je remarque de plus en plus lors des funérailles sur notre paroisse. Jadis, lors de la sortie de la messe des funérailles, les présents à la célébration se tenaient bien recueillis dans le silence, les hommes se décoiffaient de leurs casquettes ou de leurs chapeaux lors de la sortie du cercueil et attendaient le départ du corbillard pour se saluer. Il y avait de la retenue !

Aujourd’hui, beaucoup se laissent aller à des bavardages bruyants, qui gênent la famille endeuillée. Sur le parvis de l’église, on entend parler de veaux, vaches, cochons, couvées et autres choses. Les casquettes et les chapeaux restent « vissés » sur les têtes des vivants. Le corps peut parfois sortir dans une totale indifférence vis-à-vis des présents.

Je déplore cette attitude. Je sais qu’il n’y a plus les foirails, les marchés pour nous retrouver convivialement. Mais, il y va du respect du moment vécu, de la politesse la plus élémentaire vis-à-vis du défunt et de sa famille dans la peine.

Chers amis, faisons un petit effort pour retrouver un peu de dignité. On dit que les jeunes sont malpolis mais les vieux le deviennent aussi. Ressaisissons-nous, il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Je compte sur vous !

L’abbé Patrick Joly,
votre curé

Editorial de l'abbé Joly : "Les saints et les morts"

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