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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Mes chers paroissiens,

Je voudrais d’abord vous remercier pour votre participation nombreuse à notre démarche jubilaire, pour l’année sainte extraordinaire de la Miséricorde, effectuée à Quézac le mois dernier. Notre paroisse était plus que représentée, des familles entières sont venues, nos anciens étaient là. L’autocar était plein de fidèles des quatre coins de la paroisse. L’atmosphère était joyeuse, fraternelle et pleine d’espérance. Le pique-nique paroissial fut un partage familial qui sentait bon un avant goût de Paradis. Continuons à nous aimer les uns les autres et nous produirons du fruit ensemble.

Je vous propose un autre rendez-vous important à l’invitation du conseil pastoral paroissial. Son excellence, Monseigneur Bruno Grua présidera le dimanche 21 août à 10h30 à Marcolès la procession et la messe de réinstallation des reliques de saint Martin pour la vénération publique des fidèles. En effet, 2016 est une année martinienne.

Elle vient faire écho à l’an 316 où naquit Martin dans la province romaine de Pannonie dans la cité de Sabaria, l’actuelle ville de Szombathely en Hongrie. Son père était tribun militaire de l’Empire Romain. Il avait en charge l’administration de l’armée locale. Et ce n’est probablement pas un hasard si le nom de Martin signifie « voué à Mars ». Mars étant le dieu de la guerre chez les romains. Son père est muté à Pavie où Martin va à l’école. Là, il entre en contact avec les chrétiens. Vers l’âge de 10 ans, l’enfant Martin veut se convertir au christianisme et se sent attiré par le service du Christ Jésus. Son père est irrité de voir son fils tourné vers une foi nouvelle. Il le force à entrer dans l’armée Romaine à 15 ans. Il a le grade Circitor c'est-à-dire chargé de mener les rondes de nuit et d’inspecter les postes de garde de la garnison. Le jeune homme possède à l’époque un esclave à son service, mais il le traite comme son propre frère. Affecté en Gaule, à Amiens, un soir d’hiver 334, il partage son manteau (sa cape de soldat) avec un déshérité transi de froid. La nuit suivante, le Christ Jésus lui apparaît en songe vêtu de ce même manteau. Il a alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé cape, sera placé plus tard par Charlemagne à la vénération des fidèles dans une pièce reliquaire appelée Chapelle à Aix-la-Chapelle. Elle devient l’endroit où on garde la « C(H)APE ». Agé de 44 ans, Martin crée un petit ermitage à 8 kms de Tours, l’abbaye de Ligugé où il est rejoint par des disciples.

Il y crée la première communauté monastique sise en Gaule. Le 4 juillet 371, Martin est élu évêque. Les habitants de Tours l’enlèvent et le proclament évêque de leur cité. L’évêque Martin ne modifie rien à son humble train de vie. Il crée un nouvel ermitage à 3 kms au nord-est des murs de la ville. C’est l’origine de Marmoutier. A cette époque, les campagnes gauloises sont païennes. Il les parcourt en faisant détruire les temples païens. Il prêche avec efficacité aux paysans. Il sait parler aux petits. Marmoutier et Ligugé sont des centres d’évangélisation et de propagation de la foi chrétienne.

Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, Martin explique à ses disciples que les démons se disputent pareillement les âmes des chrétiens. Et on donna aux oiseaux le nom de l’évêque : ce sont les martins-pêcheurs.

L’évêque Martin mourra le 8 novembre 397 à Candé en odeur de sainteté. Une légende veut que des fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de sa dépouille mortelle. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint-Martin ». Aujourd’hui, plus de 236 communes portent son nom en France. Plus de 3 700 églises françaises sont placées sous son vocable. Une communauté de prêtres et de diacres séculiers, la communauté Saint-Martin, fondée en 1976, s’est placée sous son patronage.

Martin, nom de baptême de l’évêque est devenu le nom de famille le plus fréquent de France. La France doit beaucoup à saint Martin. Il est le patron secondaire de notre pays, 1700 ans après et l'église de Marcolès est sous son vocable. Saint Martin a posé les fondations de notre civilisation judéo-chrétienne. En cette période d’obscurcissement de la mémoire chrétienne de notre nation et du refus idéologique de se reconnaître héritiers d’un passé qui eut ses heures de gloire, la figure de saint Martin n’est pourtant pas inutile. Elle est une occasion de rendre grâce pour les dons reçus pour cette terre de France. Car comme le proclamait Saint Jean-Paul II à Reims en 1996 : « C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra, que nous devons croire que l’Eglise chaque matin renaît par ses saints. »

Saint Martin, priez pour la France

Saint Martin, priez pour Marcolès

Saint Martin, priez pour nous tous.

L’abbé Patrick JOLY,

votre curé

Cliquez ici pour en savoir plus

sur les reliques de Saint Martin de Tours conservés à Marcolès

 

 

La statue reliquaire de Saint-Martin du XIVe siècle dans l'église de Marcolès retrouvée sous le maître-autel en 1667 (classée aux MH)

La statue reliquaire de Saint-Martin du XIVe siècle dans l'église de Marcolès retrouvée sous le maître-autel en 1667 (classée aux MH)

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