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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Quelques semaines après son voyage en Amérique du Sud, le Saint-Père a traversé à nouveau l’Atlantique du 19 au 27 septembre, pour visiter successivement Cuba et les Etats-Unis, deux pays dans lesquels il ne s’était jamais rendu.

Si la visite aux Etats-Unis était prévue de longue date, à l’occasion en particulier de la 8e rencontre mondiale des familles, l’étape cubaine quant à elle n’a été confirmée quelques mois après l’annonce d’un dégel entre Cuba et les Etats-Unis auquel le pape et la diplomatie du Saint-Siège ont largement contribué. Après une rencontre avec Fidel Castro, le voyage du pape s’est poursuivi aux Etats-Unis.

La première étape l’a mené à Washington où il a été accueilli à sa descente d’avion par Barak Obama et sa famille le 22 septembre. Le lendemain, il a été reçu à la Maison Blanche où il s’est présenté d’emblée comme « un fils de famille d’immigrés », insistant sur le rôle que les migrations ont eu pour les Etats-Unis et sur le nécessaire engagement contre le réchauffement climatique. Il a célébré ensuite la messe de canonisation du bienheureux Junipero Serran, évangélisateur de la Californie au sanctuaire national de l’Immaculée Conception puis il a prononcé à la cathédrale/basilique Saint Pierre et Saint Paul un discours devant les évêques américaines, les enjoignant à ne pas « s’enfermer dans les murs de la peur », ajoutant que « le langage aigre et belliqueux de la division ne convient pas aux lèvres d’un pasteur » et appelant à la plus grande vigilance pour que des scandales comme celui de la pédophilie ne se reproduise pas.

Le 24 septembre, le pape s’est adressé au Congrès des Etats-Unis. Il a été le premier pape à s’exprimer dans ce cadre. Il est parti ensuite pour New-York le 25 septembre où il s’est exprimé devant l’Assemblée générale des Nations Unies à l’invitation de Ban Ki-Moon. Dans son discours, le Pape François est revenu sur l’histoire et le rôle de l’organisation. Il a aussi évoqué la crise climatique, la lutte contre la prolifération des armes nucléaires et le narcotrafic.

Enfin, il s’est le samedi 26 et dimanche 27 septembre à Philadelphie, pour clôturer la 8e rencontre mondiale des familles. Comme à Washington et à New-York, les foules l’ont acclamé au passage de la papamobile. Le samedi soir, le Saint-Père a assisté à un concert géant et à des témoignages de familles éprouvées venues du monde entier. Il a livré un plaidoyer passionné pour la famille, « une usine d’espérance » et « la réalité la plus belle que Dieu a créée ». Parfois, « les assiettes volent », a-t-il relevé avec humour, mais Dieu « n’abandonne pas » les couples qui se disputent.

Enfin, le dimanche matin, il a présidé une messe en plein air à Philadelphie qui a attiré plus d’un million de personnes. A la foule rassemblée devant lui, le Pape François a repris avec force deux thèmes centraux de sa visite pastorale : la défense de la famille et la protection de l’environnement. « Protéger notre maison est un défi urgent qui prend en compte le souci de rassembler toute la famille humaine dans la quête d’un développement viable et complet », a-t-il déclaré. Il a aussi dit aux participants que leur présence elle-même était « une sorte de miracle dans le monde d’aujourd’hui ».

Plus tôt dans la journée, le souverain pontife est allé à la rencontre d’hommes et de femmes victimes d’abus sexuels commis par des prêtres. Il a condamné des crimes odieux, sans taire les critiques sur la responsabilité de l’Eglise catholique : « Dieu pleure. Les crimes et les péchés d’abus sexuels sur des enfants ne doivent plus rester secrets. » Le Pape a également rencontré 60 hommes et 11 femmes détenus au centre correctionnel Curran-Fromhold, où sont incarcérées au total 2800 personnes. « Nous avons tous besoin d’être nettoyés, lavés, et moi en premier lieu », leur a-t-il dit en espagnol. « Cette période de votre vie ne peut avoir qu’un but : qu’on vous aide à vous remettre dans le droit chemin », a-t-il dit aux prisonniers qui lui ont offert une chaise en bois sculpté sur laquelle il devait ensuite prendre place pour la messe de clôture de sa visite de six jours aux Etats-Unis. Le Pape François visite fréquemment des prisons ; il a même déjà lavé les pieds de détenus pendant la période pascale. Il s’oppose d’ailleurs à la peine de mort en toutes circonstances et a plaidé pour l’abolition de l’isolement des prisonniers.

Retour sur la visite pastorale du pape François aux Etats-Unis

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