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Publié par Paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie

Le dimanche 23 août, Monseigneur Bruno Grua, évêque de Saint-Flour, a inauguré et béni la statue* du bienheureux François-Louis de Méallet de Fargues en l'église de Vitrac lors de la messe dominicale concélébrée avec l'abbé Patrick Joly, curé de la paroisse Saint Laurent en Châtaigneraie et servie par une quinzaine de servants d'autel.

Nous pouvions noter, parmi les fidèles venus en nombre, la présence notamment d'une grande partie de la famille du bienheureux : les familles de Miramon-Fargues/de Léotoing/de Sarton du Jonchay/Boutts/de Villeneuve/d'Humières/Fouques-Duparc ainsi que du comte Lionel de Lastic Saint-Jal, chevalier et membre du conseil des oeuvres hospitalières de l'Ordre de Malte, des docteurs Philippe et Claire Hermans, chevalier et dame de l'Ordre de Malte de Belgique, le chevalier de l'Ordre de Malte Lucien Gerbeau, Odile de Bonnafos, délégué des oeuvres de l'Ordre de Malte pour le Cantal, de Dominique Beaudrey, conseillère départementale du canton de Maurs et de Marie-Paule Bouquier, maire de Vitrac.

A l'issue du déjeuner, le chevalier Lucien Gerbeau a donné en l'église de Vitrac une conférence pour retracer la vie du bienheureux dont la famille était très liée à l'Ordre de Malte.

Homélie de Monseigneur Bruno Grua, évêque de Saint-Flour : 

"Le récit du rassemblement de Sichem au livre de Josué, comme celui de l’évangile de Jean à Capharnaüm, nous invitent l’un et l’autre à refaire sans cesse le choix de Dieu, le choix du Christ : « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, le Dieu de vos pères ou le Dieu des Amorites ? Le peuple répondit : "Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux". Cette parole est rude, qui peut l’entendre ? A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : "Voulez-vous partir vous aussi ?" Simon-Pierre lui répondit : "Seigneur à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu".

Radicalité du choix de ceux qui écoutent la Parole, qui communient au corps et au sang du Christ mort et ressuscité. Il n’y a pas de demi-mesure possible pour qui croit que Jésus est le Saint de Dieu. Un choix qui n’est pas au pouvoir de l’homme lorsqu’il limite son horizon au terrestre, au raisonnable mais qui peut être vécu par celui qui le reçoit du Père et vit de l’Esprit.

Ces paroles du Seigneur peuvent éclairer le cheminement incompréhensible aux yeux des hommes du martyr que nous célébrons aujourd’hui, le bienheureux François-Louis de Meallet de Fargues qui donna sa vie pour le Christ avec 190 compagnons le 2 septembre 1792. Ce fut un massacre épouvantable. Le mois précédent la royauté avait été abolie. Il fallait, ainsi le pensaient les révolutionnaires, éradiquer tout ce qui de près ou de loin pouvait rappeler ce régime honni. L’Eglise en faisait partie. Il fallait proscrire toute autre autorité morale que celle de la révolution. Il fallait bâtir un homme nouveau. Le culte révolutionnaire de l’être suprême devait remplacer celui de Jésus-Christ. Les prêtres représentaient donc tout ce qu’il fallait supprimer après avoir tenté de les soumettre par le serment que l’on exigeait d’eux. Ces massacres de septembre 1792 ouvrirent dans le sang cette période de la Terreur qui ne s’acheva qu’avec la mort de Robespierre en juillet 1794. Deux années de folie collective et de crimes sous couvert de défense de la république. C’est dans ce cadre que François-Louis fut assassiné. Béatifiés avec ses compagnons des Carmes en 1926, nous retenons aujourd’hui la face lumineuse de leur sacrifice. Mais cette lumière ne nous est accessible que dans la foi. Aux yeux des hommes le choix que fit François-Louis de refuser de prêter le serment constitutionnel imposé aux prêtres, refus dont il savait qu’il le conduirait certainement à la mort, ce refus nous est difficilement compréhensible. D’autres prêtres d’ailleurs avaient fait le choix inverse, par peur, par opportunisme, parfois par conviction.  Savoir que sa vie s’est achevée à 28 ans, après seulement 6 années de sacerdoce comme vicaire général de son cousin l’évêque de Clermont, ne peut être perçu aux yeux des hommes que comme un terrible échec, j’allais dire un gâchis et d’une certaine façon c’en est bien un. Nous ne connaissons pas grand-chose de ce prêtre : son ministère a été si court ! Il n’a pas laissé d’écrits. On ne rapporte pas de lui des paroles marquantes, des choix ou des initiatives pastorales qui auraient laissé des traces dans l’histoire, à la différence de Jacques Berthieu que nous célébrions dimanche dernier à Roannes-Saint-Mary. Si l’on garde son souvenir c’est pour son courage, son acte de foi, le don de sa vie. Et ce parcours, dans sa brièveté et sa radicalité est en lui-même un enseignement.

C’est une invitation à croire, dans la lumière du Christ Ressuscité que la fécondité d’une vie ne tient pas simplement à ce que l’on dit, à ce que l’on fait mais d’abord à ce que l’on est et qui s’exprime, pour François-Louis, dans le choix radical d’une vie donnée au Christ. Ce choix n’est possible que pour celui qui a mis toute sa vie dans la lumière de la résurrection. Que compte alors le temps, la durée d’une vie ? D’une certaine manière peu importe. Nous ne sommes pas tous appelés, bien sûr, à donner notre vie de cette manière mais ceux qui la donnent ainsi nous enseignent une vérité essentielle pour nous tous.

La fécondité  des martyrs de la Révolution française, c’est un sens et un amour renouvelé de l’Eglise. Le refus de prêter le serment constitutionnel, c’est l’attachement à la liberté de l’Eglise, non pas d’abord pour préserver une institution mais pour préserver la liberté d’annoncer l’Evangile dans toute sa pureté et de célébrer les sacrements du Christ qui sont source de vie. Des prêtres assermentés auraient été tenus de dire ce qu’il fallait dire pour servir les pouvoirs en place, de taire les paroles du Christ qui pouvaient le contester, d’installer le dieu politique à la place du Christ de l’Evangile. La liberté de l’Eglise par rapport aux pouvoirs politiques est un incessant combat. Des prêtres ont jugé que la défense de cette liberté méritait le sacrifice de leur vie. Ils ont entrainé dans leur sillage le peuple chrétien qui progressivement a pu l’imposer. Il y a eu bien sûr d’autres péripéties au cours du 19° et du 20° siècle mais nous devons à leur sacrifice l’équilibre, toujours un peu fragile, de la situation de l’Eglise dans notre société. Ils n’ont pas donné leur vie pour rien et leur martyr n’est pas d’un autre temps.

Qu’à la prière du bienheureux François-Louis et de ses compagnons, nous soit donnés l’intelligence et le courage d’une attitude libre dans notre société d’aujourd’hui, sans provocation mais sans complexe. Que nous soyons des témoins (c’est le sens du mot martyr) du Christ. Que nous fassions le choix résolu et sans retour de l’aimer, de le servir puisque lui seul a les paroles de la vie éternelle."

* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.
* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.

* La statue se trouve dans une niche dans la chapelle de la famille du bienheureux en l'église de Vitrac. Elle a été réalisée par un sculpteur de Bavière (Allemagne), en bois de tilleul marouflé.

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